Ce que la grille a rendu
Une cohorte A+ n'est pas une liste des plus fortes hausses. C'est l'inverse : la grille élimine précisément les titres qui viennent de monter. Le résultat du jour est inconfortable et c'est son intérêt : aucune valeur sur 180 ne franchit les 92 points. Quatre dossiers passent les quatre éliminatoires, aucun ne survit au score.
Royal Caribbean arrive en tête à 85/100, et arrive là parce qu'elle vient de reculer de 7,7 % depuis son plus haut de la semaine dernière. Les quinze points qui lui manquent sont ceux du rapport gain/risque : 2,32 au comptant, seuil à 2,5. À 307,66 $ le rapport passe et le score monte à 100. La clôture du 10 août est à 308,24 $. Cinquante-huit centimes séparent un dossier noté 85 d'un dossier noté A+, ce qui en dit long sur la précision réelle d'un barème à seuil.
Derrière : Zurn Elkay et Assurant à 70, Biogen à 55. Elles échouent au même endroit et sur un point de plus. Le gain/risque, d'abord — collées à leurs plus hauts 52 semaines, elles n'offrent plus assez de chemin au-dessus pour justifier le risque en dessous. Le PEG ensuite : 1,65 pour Zurn Elkay, 2,16 pour Assurant, 5,09 pour Biogen, contre un seuil à 1,5. Payer la croissance moins cher que la moyenne fait partie du contrat.
- Guidance relevée au dernier trimestre. Pas « confirmée », pas « rassurante ». Relevée, avec des chiffres qui remplacent des chiffres. C'est le discriminant le plus brutal de la grille.
- Quatre trimestres de dépassement du consensus, consécutifs.
- PE forward sous 35x, sauf monopole documenté.
- Extension sous 3 % au-dessus de la moyenne mobile 20 jours. Au-delà, on paie le mouvement déjà fait.
L'entonnoir, étage par étage
Trois passes de screening sur les actions américaines (capitalisation > 3 Md$, volume > 20 M$ par jour, mesuré en dollars et non en nombre de titres) ramènent 180 valeurs uniques. Onze sont déjà couvertes ailleurs sur le site et sortent. Restent 169.
| Étage | Rejetés | Restants | Motif dominant |
|---|---|---|---|
| Pool screené (3 passes, dédupliqué) | — | 180 | — |
| Retrait des valeurs déjà couvertes | 11 | 169 | doublon éditorial |
| Résultats dans les 10 séances | 14 | 155 | c'est un pari sur publication, pas un swing |
| Empilement de moyennes cassé | 27 | 128 | 20 < 50 ou 50 < 200 |
| RSI hors bande 50–68 | 17 | 111 | trop mou ou trop chaud |
| MACD sous sa ligne de signal | 74 | 37 | momentum en décélération |
| Moins de 4 dépassements / PE forward > 35x | 17 | 20 | résultats irréguliers |
| Guidance non relevée, structure, gain/risque | 16 | 4 | voir ci-dessous |
| Score de confluence ≥ 92/100 | 4 | 0 | gain/risque insuffisant au comptant |
Le décrochage le plus violent se joue sur le MACD : 74 valeurs sur les 111 encore en lice ont une ligne MACD passée sous sa ligne de signal alors qu'elle reste positive. Un filtre qui teste seulement « MACD > 0 » les laisserait toutes passer et sélectionnerait des tendances en train de s'essouffler. Knowles (KN) sort au même étage : guidance bien relevée, mais moyenne 20 jours à plat (−0,34 % sur 20 séances). Guidance Knowles · 23/07
En tête, sans le grade — Royal Caribbean (RCL), 85/100
Le 28 juillet, Royal Caribbean relève sa guidance 2026 de 17,10–17,50 $ à 17,73–17,87 $ de bénéfice par action ajusté. Communiqué T2 Royal Caribbean · 28/07 Le titre passe de 283,41 $ le 23 juillet à 305,04 $ le 27, puis 322,50 $ le 28, jour de la publication. Il pousse jusqu'à 334,00 $ en séance le 4 août, puis rend 7,7 % en quatre séances pour clôturer à 308,24 $ le 10 août, un cheveu sous sa moyenne 20 jours à 310,03 $.
C'est exactement la forme que la grille cherche et que le marché déteste acheter : la nouvelle est bonne, la structure est intacte, et le prix est revenu au point de départ du mouvement. Les moyennes montent toutes les trois (20 jours à 310,03, 50 jours à 299,94, 200 jours à 294,11), avec une pente de +4,8 % sur 20 séances pour la moyenne 20. Le RSI est à 50,9, soit le milieu exact de la bande. À replacer dans son échelle : le titre reste 15,9 % sous son plus haut 52 semaines de 366,50 $, et son bêta de 1,78 en fait le dossier le plus nerveux des quatre.
| Critère | Valeur | Seuil | |
|---|---|---|---|
| Guidance relevée | 17,73–17,87 $ (contre 17,10–17,50 $) | relevée | ✓ |
| Trimestres de dépassement | 4 / 4 | 4 consécutifs | ✓ |
| PE forward sur guidance société | 17,3x | < 35x | ✓ |
| Extension moyenne 20 jours | −0,58 % | ≤ 3 % | ✓ |
| PEG | 1,49 | < 1,5 | ✓ |
| Rachat d'actions | programme de 2 Md$ Dividende & rachat 2 Md$ · 30/06 | actif | ✓ |
| Dividende | 1,50 $/trimestre depuis mars ; 1,62 % sur 12 mois glissants, 1,95 % au rythme actuel | actif | ✓ |
| Dilution | aucune, voir ci-dessous | zéro | ✓ |
| Gain/risque au comptant | 2,32 | ≥ 2,5 | ✗ |
| Score | 85/100 — les 15 points manquants sont ceux du gain/risque | ✗ | |
Le point qu'il fallait vérifier. Royal Caribbean a déposé deux prospectus 424B5 les 6 et 10 août. Sur la forme seule, c'est un signal de dilution. En réalité il s'agit de l'émission de 1,25 Md$ d'obligations senior non garanties à 5,550 %, échéance 2034, dont le produit rembourse des prêts à taux variable. De la dette qui remplace de la dette, zéro action créée. SEC EDGAR · 424B5 · 08/26 Un contrôle qui s'arrête au type de formulaire aurait éliminé la meilleure copie du jour.
- Entrée limite à 307,66 $. C'est le prix, et pas un centime au-dessus, à partir duquel le rapport gain/risque atteint 2,5 et le score passe de 85 à 100. La clôture du 10 août est à 308,24 $, soit 0,19 % plus haut.
- Stop 297,13 $, sous la moyenne 50 jours (299,94 $) — soit −3,42 % depuis 307,66 $
- Cible 1 334,00 $, le plus haut des 40 dernières séances, touché en séance le 4 août. Soit +8,56 %
- Gain/risque 2,50 à 307,66 $ ; 2,32 seulement au comptant de 308,24 $
- Le point qui gêne : le stop ne vaut que 0,99 fois l'amplitude quotidienne moyenne (ATR 11,21 $). Une seule séance ordinaire suffit à le toucher. C'est le prix d'un rapport gain/risque à 2,5 sur un titre qui bouge de 3,6 % par jour — pas un détail de calibrage, un choix à assumer ou à refuser.
- Gestion stop au point mort à +1R ; allègement ou stop suiveur à +2R. Le stop ne remonte que sur clôture quotidienne confirmée, jamais sur une mèche.
Ce qui peut mal tourner, et il faut le dire. La séance du 10 août s'est terminée à 308,24 $, à 65 centimes du plus bas du jour (307,59 $), en baisse de 3,67 %, après trois séances rouges d'affilée. Le repli n'est pas stabilisé : aucune bougie de retournement, aucune reprise de la moyenne 20 jours. Attendre une clôture au-dessus de 310,03 $ pour confirmer coûte cher : à ce prix le rapport gain/risque tombe à 1,86, et le dossier s'éloigne du seuil au lieu de s'en rapprocher. Sécurité et note se paient l'une l'autre, il faut choisir.
Les rejets qui apprennent quelque chose
Douze valeurs ont franchi les filtres quantitatifs avant d'être écartées sur vérification. Ce sont les cas les plus instructifs, parce qu'aucun n'est visible sur un écran de screening.
Honeywell (HON) — la moyenne 200 jours mélange deux sociétés
Guidance relevée à 8,05–8,35 $ contre 7,90–8,30 $, quatre dépassements, PE forward 24,3x, extension 1,5 %. Sur le papier, un A+. Sauf que la scission d'Honeywell Aerospace a été bouclée le 29 juin : le titre passe de 243,53 $ le 26 juin à 227,80 $ le 29, un décrochement de 6,5 % qui n'est pas une baisse mais une soustraction. L'historique antérieur n'est pas retraité. La moyenne 200 jours calcule donc une moyenne entre l'ancien Honeywell avec l'aéronautique et le nouveau sans. L'empilement des moyennes est un artefact de calcul, pas une tendance. Trente séances d'historique propre ne suffisent pas à valider une structure à 200 jours. Présentation T2 Honeywell · 23/07
DuPont (DD) — l'empilement est bon, la pente ne l'est pas
Moyenne 20 (140,44) au-dessus de la 50 (140,02), elle-même 8,3 % au-dessus de la 200. Guidance relevée, quatre dépassements, PE forward 17,8x. Le problème est invisible dans l'ordre des moyennes : la moyenne 50 jours recule de 1,39 % sur 40 séances, et l'écart entre la 20 et la 50 tombe à 0,30 %. Deux moyennes collées dont l'une descend, ce n'est pas une tendance, c'est un croisement en préparation. La grille exige que les trois moyennes montent, pas seulement qu'elles soient dans le bon ordre. Communiqué T2 DuPont · 04/08
Hayward (HAYW) — « confirmée » n'est pas « relevée »
Résultats du 2ᵉ trimestre au-dessus des attentes, chiffre d'affaires +6,3 %, titre en hausse. Et une guidance annuelle confirmée à 0,84–0,87 $, pas relevée. Communiqué T2 Hayward · 29/07 La nuance décide du classement. Une lecture rapide des titres de presse (« bat les attentes », « le titre bondit ») conduit à l'erreur inverse. Même sort pour Reynolds Consumer (REYN), qui relève ses prévisions de chiffre d'affaires mais maintient son bénéfice par action à 1,57–1,63 $ tout en doublant son estimation de surcoût matières de 200 à 400 M$. Guidance Reynolds · 29/07 News Corp (NWSA) et TD Synnex (SNX) tombent pour une raison voisine : aucune guidance annuelle chiffrée à relever.
Wabtec (WAB) et Federal Signal (FSS) — le gain/risque fictif
Les deux relèvent leur guidance, les deux ont une structure impeccable. Guidance Wabtec · 22/07 Guidance Federal Signal · 04/08 Et les deux clôturent le 10 août juste sous leur plus haut 52 semaines : Wabtec à 291,67 $ pour un sommet à 306,64 $, Federal Signal à 127,05 $ pour 134,51 $. Au stop de la convention du screen (1,5 fois l'amplitude quotidienne moyenne, soit 280,66 $ et 120,06 $), le risque vaut 3,8 % et 5,5 %, le chemin jusqu'à la résistance 5,1 % et 5,9 %. Gain/risque de 1,36 et 1,07, loin des 2,5 exigés. Ce sont de bonnes sociétés à un mauvais prix d'entrée, ce qui est la définition d'une valeur en liste d'attente, pas d'un A+.
AB InBev (BUD) et Star Bulk (SBLK) — l'absence de données n'est pas l'absence de risque
Aucun dépôt réglementaire américain récent pour ces deux émetteurs. La tentation est d'écrire « aucun signe de dilution ». C'est faux : en tant qu'émetteurs privés étrangers, ils publient sous des régimes qui ne produisent pas les formulaires que le contrôle interroge. Le dernier dépôt consultable remonte à mars 2024 pour AB InBev et avril 2022 pour Star Bulk. On ne peut ni confirmer ni infirmer, donc on écarte. Un contrôle qui renvoie « rien trouvé » sur ces sociétés mesure sa propre couverture, pas leur bilan.
Gates Industrial (GTES) — le titre de presse trompeur
Guidance 2026 relevée le 31 juillet, extension 2,2 %, PE forward 14,7x. En parallèle, un formulaire 15 de radiation et un formulaire 25 de retrait de cotation au NYSE, relayés comme un désengagement du marché. Vérification faite, ce sont les écritures administratives d'un changement de domiciliation du Royaume-Uni vers les Bermudes, effectif le 20 juillet : l'ancienne entité se déradie, la nouvelle continue de coter. SEC EDGAR · Formulaire 15 · 07/26 SEC EDGAR · Formulaire 25 · 07/26 Rien de dramatique, mais un changement de régime déclaratif en cours signifie que la vérification anti-dilution des prochains trimestres reposera sur des dépôts dont on ne connaît pas encore le périmètre. Écarté par prudence, pas par condamnation.
Expeditors (EXPD) — un prix qui n'est pas celui de la clôture de référence
Le dossier sort du screening avec un prix de 179,29 $ daté du 6 août, deux séances avant la clôture de référence, et aucun relevé du 10 août n'a été collecté pour ce titre. Noter un rapport gain/risque sur un prix vieux de deux séances revient à noter autre chose que ce qu'on achèterait. Écarté pour prix non contemporain, pas sur le fond — et c'est le seul rejet de cette page qui ne dit rien de la société.
Les quatre en liste d'attente, avec leur déclencheur
Royal Caribbean, Zurn Elkay, Assurant et Biogen passent les quatre éliminatoires. Toutes échouent au score sur le gain/risque au comptant. Stop et cible inchangés, voici le niveau d'entrée à partir duquel le rapport atteint 2,5 — et le score que ce niveau débloque. Une seule bascule au-dessus de 92.
| Valeur | Score | Clôture 10/08 | Stop | Cible | G/R actuel | Entrée limite | Score à ce prix |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| RCL Royal Caribbean | 85/100 | 308,24 $ | 297,13 $ | 334,00 $ | 2,32 | 307,66 $ (−0,2 %) | 100 — A+ |
| ZWS Zurn Elkay | 70/100 | 51,18 $ | 48,98 $ | 55,00 $ | 1,74 | 50,70 $ (−0,9 %) | 85 |
| AIZ Assurant | 70/100 | 288,26 $ | 276,45 $ | 303,94 $ | 1,33 | 284,30 $ (−1,4 %) | 85 |
| BIIB Biogen | 55/100 | 207,93 $ | 199,76 $ | 219,72 $ | 1,44 | 205,46 $ (−1,2 %) | 70 |
Deux réserves sur ce tableau. Les cibles de Zurn Elkay, Assurant et Biogen sont leur plus haut 52 semaines exact — 55,00 $, 303,94 $, 219,72 $ : le scénario suppose un franchissement de sommet, pas un simple retour sur résistance. Et les stops ne sont pas calés sur une règle unique : 0,99 fois l'amplitude quotidienne moyenne pour Royal Caribbean, 1,13 pour Biogen, 1,51 pour Zurn Elkay, 1,76 pour Assurant. Celui d'Assurant est même posé au-dessus de sa moyenne 50 jours (271,15 $), alors que les trois autres sont dessous. Ces écarts déplacent mécaniquement les entrées limites : la hiérarchie de ce tableau doit se lire avec ça en tête.
Zurn Elkay relève son EBITDA 2026 à 503–513 M$ avec une marge record de 27,7 %, rachète ses titres sur une autorisation de 500 M$ et verse 0,11 $ par trimestre. Communiqué T2 Zurn Elkay · 28/07 Assurant relève sa guidance pour la deuxième fois de l'année, porte son rachat d'actions au haut de la fourchette 300–350 M$, et ses deux seuls 424B5 récents remontent aux 13 et 15 août 2025 : une émission obligataire senior, pas des actions. 8-K Assurant · 04/08 Obligations senior Assurant · 08/25
Biogen est le cas particulier. La guidance passe d'un recul à une croissance de chiffre d'affaires à un chiffre moyen, avec un bénéfice par action 2026 de 12 à 13 $, la révision la plus large de la cohorte. L'acquisition d'Apellis, bouclée en mai, est intégralement en numéraire : 5,3 Md$ financés par la trésorerie, un prêt à terme de 2,0 Md$ et 400 M$ de ligne revolving. Aucune action émise, donc aucune dilution. Biogen · clôture Apellis · 05/26 Le score chute pour d'autres raisons : PEG à 5,09, pas de dividende, et un rachat d'actions autorisé depuis 2020 dont rien ne confirme l'activité en 2026, ce qui se comprend après 5,3 Md$ décaissés.
Limites de la méthode : ce que nous n'avons pas pu vérifier
- Quatre trimestres, pas cinq. La grille de référence demande cinq trimestres de dépassement consécutifs. La source de données n'en sert que quatre, quelle que soit la profondeur demandée, vérifié sur l'ensemble de la cohorte. Cette sélection applique donc une règle à 4/4. Nous ne présentons pas un cinquième trimestre trouvé dans un article de presse comme une donnée vérifiée.
- Assurant : les quatre trimestres servis vont du 2ᵉ trimestre 2025 au 1ᵉʳ trimestre 2026. La publication du 4 août n'est pas encore dans les données ; le dépassement de ce trimestre est établi par le communiqué de la société, pas par la source chiffrée.
- Royal Caribbean : le dépassement du 4ᵉ trimestre 2025 se joue à 2,800 $ contre 2,796 $ attendus. C'est un dépassement de 0,4 centime : techniquement conforme, économiquement nul.
- Le champ « PE forward » de la source est incohérent avec les guidances. Il affiche 15,19x pour Royal Caribbean, ce qui suppose un bénéfice par action de 20,30 $ alors que la société guide 17,73–17,87 $. Nous publions 17,3x, calculé sur la guidance de l'entreprise. Même correction pour Biogen : 16,6x sur guidance, contre 12,48x affiché.
- Deux relevés de prix contradictoires pour la même séance. Le flux de cotation et l'historique quotidien ne disent pas la même chose sur le 10 août : 308,00 $ contre 308,24 $ pour Royal Caribbean, 294,16 $ contre 291,67 $ pour Wabtec, dont un plus haut de séance à 294,34 $ alors que la bougie quotidienne plafonne à 292,72 $. Toutes les valeurs de cette page viennent de l'historique quotidien, seule série cohérente avec les moyennes mobiles et les volumes. Un prix pris dans l'autre source aurait décalé chaque niveau publié de 0,1 à 0,9 %, soit de quoi faire ou défaire un rapport gain/risque qui se joue à 58 centimes.
- Biogen : la somme des quatre trimestres publiés (13,97 $) diverge de 148 % du bénéfice implicite du PE historique (5,63 $). L'écart s'explique par le mélange normes comptables ajustées et publiées dans la pharmacie (charges d'acquisition, amortissements d'incorporels), et non par une série corrompue. Le contrôle a été relancé ; il passe pour les trois autres valeurs (écarts de 5,0 %, 6,3 % et 7,2 %).
- Volumes de la séance du 10 août : inexploitables. Les huit valeurs du dernier relevé affichent un volume compris entre 0,13 et 0,35 fois leur moyenne 50 séances. Une anomalie aussi uniforme relève de la donnée, pas du marché — et le flux de cotation le confirme : il compte 1,88 million de titres échangés sur Royal Caribbean là où la bougie quotidienne en compte 0,87 million, soit 0,76 fois la moyenne au lieu de 0,35. Aucun argument de cette page ne s'appuie sur un volume, ni pour valider ni pour tempérer. C'était la tentation, sur un titre qui vient de perdre 3,7 % : dire qu'on vend « sans conviction ». La donnée ne permet pas de le dire.
- Un barème à seuil sur des critères binaires. Les 15 points du gain/risque tombent d'un bloc à 2,49 comme à 1,00. Royal Caribbean est à 2,32 : elle perd exactement autant que Biogen à 1,44. Le barème publié ci-dessous n'admet aucun crédit partiel, ce qui rend les scores reproductibles mais brutaux — et explique qu'une cohorte de quatre dossiers solides rende zéro A+.
Méthode
Clôture de référence : 10 août 2026, sans retard de séance sur l'univers de 23 054 titres. Screening en trois passes sur les actions américaines, filtre de liquidité en dollars (> 20 M$/jour) et non en nombre de titres. Un plancher exprimé en actions est un filtre de prix déguisé qui supprime les meilleurs dossiers à prix élevé.
Barème du score : 20 points pour les quatre éliminatoires, 15 pour le PEG (< 1,5), 8 pour un rachat d'actions actif, 7 pour un dividende actif, 20 pour la structure technique, 15 pour un gain/risque ≥ 2,5, 15 pour un catalyseur réglementaire vérifié. Total 100, seuil A+ : 92. Le détail des quatre finalistes se refait à la main : Royal Caribbean 20+15+8+7+20+0+15 = 85 ; Zurn Elkay et Assurant 20+0+8+7+20+0+15 = 70 (PEG 1,65 et 2,16) ; Biogen 20+0+0+0+20+0+15 = 55 (PEG 5,09, ni dividende ni rachat confirmé). Toutes les valeurs chiffrées de cette page proviennent d'appels effectués pendant cette session ; les guidances sont vérifiées sur les communiqués de résultats.
Ce qui invaliderait cette lecture : une clôture de Royal Caribbean sous 297,13 $, ou une révision baissière de sa guidance 2026. Et si le titre ouvre au-dessus de 307,66 $ sans jamais y revenir, l'entrée limite ne se remplit pas. Il n'y a alors rien à faire, et c'est une issue acceptable : un barème à seuil qu'on assouplit pour avoir quelque chose à publier ne vaut plus rien. Le prochain rendez-vous de la société est le 27 octobre, hors de la fenêtre de ce swing.