Tout dit « on continue ». Le régime reste risk-on à 57,7 %, le VIX est écrasé à 15,47 — sous ses moyennes 50 jours (17,4) et 200 jours (18,7), à deux points à peine de son plancher annuel. Le S&P 500 (7 558) et le Dow (52 628) campent à environ 1 % de leurs records, la semaine a été menée par la tech et les deux tiers de la cote sont en hausse. Sur le papier, rien à craindre. Sauf que lundi 13 juillet, avant l’ouverture, tombe le CPI — un chiffre binaire dans un marché qui n’en price aucun. Et vendredi, le seul segment qui a lâché, c’est celui qui devrait mener une vraie respiration saine : le Russell 2000 (−0,76 %), le plus sensible aux taux, avec le 10 ans collé à 4,553 %. Notre desk est resté à l’écart. Aucun ratio rendement/risque propre à chasser avant un chiffre pareil.
Niveaux relevés en séance de vendredi 10 juillet 2026. Crypto en continu.
Le classifieur de régime lit risk-on 57,7 %, neutre 42,3 %, early risk-off et crise à 0 %. Score de défensivité 3,2 sur 100 — en plein territoire offensif. Mais la matrice de transition à 5 jours est moins séreine : la probabilité de rester risk-on tombe à 48,8 %, contre 27,0 % de bascule en neutre, 16,5 % en early risk-off et 7,7 % en crise. Rendement attendu du S&P sur 5 jours : +0,29 %. Repli attendu : −1,92 %. Autrement dit, un couple gain/perte quasi symétrique — un peu à gagner, autant à perdre — alors que le prix de l’assurance (le VIX) suppose que seule la hausse existe. C’est le cœur du malaise du week-end.
La séance de vendredi a dessiné en miniature le débat de tout le week-end. Les indices de grandes capitalisations tiennent leurs plus-hauts : le S&P grappille +0,19 %, le Dow +0,27 %, le Nasdaq reste à l’équilibre (+0,06 %) après la bonne séance de jeudi menée par les semi-conducteurs. Le seul qui recule nettement, c’est le Russell 2000, à −0,76 %. Ce sont les small caps — les plus exposées au coût de l’argent — qui dérisquent en premier à l’approche du chiffre. Le déclencheur du jour : un regain de tensions États-Unis–Iran signalé avant l’ouverture, que les grandes valeurs ont ignoré mais que la partie la plus fragile de la cote a encaissé.
| Indice / ETF | Niveau | Jour % | RSI(14) | vs record 52 s. |
|---|---|---|---|---|
| S&P 500 (SPY) | 753,25 $ | +0,19 % | 57,1 | −0,9 % |
| Nasdaq 100 (QQQ) | 724,28 $ | +0,15 % | 52,1 | −3,3 % |
| Dow (DIA) | 525,59 $ | +0,27 % | 59,5 | −1,3 % |
| Russell 2000 (IWM) | 295,51 $ | −0,58 % | 55,9 | −2,4 % |
Le détail technique compte ici, parce qu’il explique pourquoi le desk n’a rien fait. Le SPY est à 753,25 $, soit +1,3 % au-dessus de sa moyenne mobile 20 jours (743,86 $) et à moins de 1 % de son record à 760,40 $. RSI 57, MACD encore haussier : sain, mais étendu — on achète ce niveau juste avant un CPI en pariant sur la perfection. Le Dow est le plus tiré (RSI 59,5, à 1,3 % du record). Le QQQ et le Russell, eux, ont déjà basculé en croisement MACD baissier (QQQ 1,33 contre signal 3,18 ; IWM 2,93 contre 3,63). Deux indices qui montent, deux qui montrent des fissures internes : ce n’est pas un marché qu’on chasse à l’aveugle.
La photographie de rotation confirme un biais offensif, pas défensif : la technologie mène (rendement moyen des composants ~+3 %), suivie de la consommation discrétionnaire et des matériaux (~+2 %), tandis que la consommation de base (staples) ferme la marche (~−1 %). Les défensives ne captent pas les flux — c’est cohérent avec un régime risk-on. Deux tiers des valeurs de la cote (67,7 %) sont en hausse sur la fenêtre, ce qui est une vraie largeur de participation. Le paradoxe est là : la largeur est bonne, l’appareil est offensif, et pourtant le maillon le plus offensif de tous — les small caps — est celui qui a calé vendredi.
| En tête | Perf. | En queue | Perf. |
|---|---|---|---|
| SDOT (Sadot Group) | +31,5 % | RXT (Rackspace) | −33,6 % |
| LASR (nLight) | +27,3 % | IONS (Ionis Pharma) | −23,9 % |
| BBIO (BridgeBio) | +15,1 % | GVA (Granite Constr.) | −12,5 % |
| AEHR (Aehr Test) | +12,3 % | NTLA (Intellia) | −8,3 % |
| MXL (MaxLinear) | +11,3 % | STUB (StubHub) | −9,3 % |
La dispersion est vaste (du +31 % au −34 %), ce qui trahit un marché d’histoires individuelles plutôt qu’un mouvement de masse. Les gagnants penchent vers l’équipement optique et semi (LASR, AEHR, MXL) et la biotech à catalyseur (BBIO) ; les perdants, vers des noms cassés au cas par cas (RXT effondré, IONS et NTLA sur la génomique). Rien là-dedans ne dessine un thème macro tranché — ce qui, justement, est le message : le marché attend son catalyseur, et il arrive lundi.
Depuis la clôture de la semaine précédente, le leadership a été clairement en haut de la cote. Le QQQ gagne environ +1,6 % sur la période et le SPY +1,1 %, portés notamment par une séance de jeudi menée par les fabricants de puces. Le Dow (−0,4 %) et surtout le Russell (−0,7 %) sont restés en retrait. Le contraste est net avec le récit dominant de la mi-semaine : jeudi, les petites capitalisations avaient bel et bien surclassé le S&P (IWM +1,29 % contre +0,85 % pour le SPY sur la seule séance). Mais ce sursaut ne s’est pas prolongé. Vendredi les a repris, et sur l’ensemble de la semaine elles finissent derrière.
| Indice (ETF) | Niveau vendredi | Semaine ~ | Lecture |
|---|---|---|---|
| Nasdaq 100 (QQQ) | 724,28 $ | +1,6 % | Puces en tête jeudi |
| S&P 500 (SPY) | 753,25 $ | +1,1 % | Proche record, RSI 57 |
| Dow (DIA) | 525,59 $ | −0,4 % | Digestion après le record |
| Russell 2000 (IWM) | 295,51 $ | −0,7 % | Sursaut jeudi, repli vendredi |
Le fil rouge de la semaine reste la sensibilité aux taux. Le 10 ans termine à 4,553 %, le 30 ans au-dessus de 5,06 % : tant que le long de la courbe reste tendu, les valeurs qui empruntent le plus (petites capitalisations, immobilier coté, non-rentables) restent brideées, même dans un tape offensif. C’est précisément ce que le CPI de lundi peut débloquer — ou verrouiller pour plus longtemps.
Semaine à deux temps : le CPI lundi ouvre le bal, puis la saison des résultats prend le relais avec les grandes banques mardi et les poids lourds de la tech en fin de semaine. Aucun temps mort.
La lecture des grandes capitalisations est simple : elles tiennent. SPY et DIA campent à environ 1 % de leurs records respectifs, avec des RSI dans la haute cinquantaine — solides sans exubérance. Le problème n’est pas la tendance, c’est le point d’entrée : acheter un indice à 1 % de son plus-haut, la veille d’un chiffre binaire, avec un VIX à 15,5 qui ne laisse aucune marge d’erreur, ce n’est pas un trade, c’est un pari sur un tirage à pile ou face.
| ETF | Prix | RSI(14) | EMA 20 | EMA 50 | EMA 200 | ATR(14) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| SPY | 753,25 $ | 57,1 | 743,86 $ | 734,63 $ | 691,91 $ | 9,37 $ |
| QQQ | 724,28 $ | 52,1 | 719,49 $ | 704,75 $ | 640,51 $ | 15,84 $ |
| DIA | 525,59 $ | 59,5 | 519,76 $ | 509,79 $ | 483,41 $ | 5,87 $ |
| IWM | 295,51 $ | 55,9 | 295,01 $ | 287,67 $ | 261,95 $ | 5,21 $ |
Le graphique à surveiller, c’est le Russell (IWM). Il ferme la semaine collé à sa moyenne 20 jours (295,01 $), tout juste au-dessus, avec un croisement MACD déjà passé en négatif. Tant qu’il tient cette ligne, l’hypothèse d’élargissement reste vivante ; s’il la perd, la moyenne 50 jours à 287,67 $ devient l’aimant suivant. Le SPY, lui, dispose d’un coussin de +1,3 % au-dessus de sa 20 jours et d’un ATR journalier de 9,37 $ : un CPI chaud d’ampleur moyenne suffit à effacer ce coussin en une séance.
| Segment | Signal | Lecture |
|---|---|---|
| Semi-conducteurs | Rebond jeudi | Ont tiré la clôture haussière de jeudi |
| Financières (XLF) | Proche record 52 s. | Attendent le coup d’envoi des résultats mardi |
| Consommation de base | En queue | Pas de bid défensif — cohérent risk-on |
| Small caps (IWM) | Repli vendredi | Le maillon sensible aux taux qui dérisque |
Le message combiné est celui d’un marché offensif mais disciplineé par les taux. Les investisseurs regardent « au-delà » du bruit iranien, comme l’ont résumé les fils de presse de jeudi ; ils ne regardent pas au-delà du 10 ans à 4,55 %. Voilà pourquoi la profondeur de la cote — la partie qui a besoin d’argent bon marché — doute avant même de connaître le chiffre.
L’Europe a fini la semaine dispersée et sans conviction, dans l’attente du CPI qui dicte aussi la trajectoire des taux de ce côté-ci de l’Atlantique. Le FTSE 100 (+0,15 %) surnage grâce à ses poids lourds énergétiques et défensifs, tandis que le DAX (−0,34 %) et le CAC 40 (−0,17 %) cèdent un peu de terrain.
| Indice | Niveau | Jour % | Lecture |
|---|---|---|---|
| FTSE 100 (R.-U.) | 10 488,26 | +0,15 % | Soutenu par l’énergie et les défensives |
| CAC 40 (France) | 8 312,70 | −0,17 % | Attentisme, luxe sans catalyseur |
| DAX (Allemagne) | 25 032,32 | −0,34 % | Repli mesuré sur l’industrie |
Le point à retenir pour lundi : ASML publie mercredi. Le fournisseur néerlandais des machines de lithographie est le baromètre européen du cycle des semi-conducteurs, et sa capitalisation (~693 Md$) en fait un mouvement à lui seul pour l’Euro Stoxx tech. Sa réaction au CPI, puis à ses propres chiffres, donnera le ton à tout le compartiment.
L’Asie a fini la semaine du bon pied. Le Nikkei 225 a bondi de +1,20 % à 68 558, porté par un yen faible qui dope les exportatrices et par le rebond des valeurs de puces dans le sillage de New York. Le Hang Seng (+0,60 %) et l’ASX 200 australien (+0,50 %) ont suivi, dans un climat plus calme qu’en début de mois.
| Indice | Niveau | Jour % | Lecture |
|---|---|---|---|
| Nikkei 225 (Japon) | 68 557,73 | +1,20 % | Yen faible + puces |
| Hang Seng (HK) | 24 175,12 | +0,60 % | Rebond ordonné |
| ASX 200 (Australie) | 8 806,00 | +0,50 % | Matières premières soutiennent |
Le vrai révélateur asiatique de la semaine à venir sera TSMC, jeudi 16 juillet. Le fondeur taïwanais (~2 265 Md$ de capitalisation) est le juge de paix de la demande réelle en puces d’intelligence artificielle. Ses chiffres, attendus avec un mouvement implicite modéré d’environ 1 %, valideront — ou refroidiront — le leadership tech qui a porté les indices US cette semaine.
Le Bitcoin s’offre un rebond de +2,04 % sur 24 h à 64 086 $, l’Ether faisant mieux encore à +3,17 % (1 793 $). Rien de spectaculaire dans l’absolu : BTC reste dans la zone de compression qui le retient depuis des semaines, loin de ses plus-hauts, mais il cesse de glisser vers son plancher. Le rebond de l’Ether, plus vif que celui du Bitcoin, signale un appétit un peu revenu — les altcoins montent quand la liquidité se détend.
| Actif | Prix | 24 h % | Capitalisation |
|---|---|---|---|
| BTC | 64 086 $ | +2,04 % | ~1,29 Bn$ |
| ETH | 1 793 $ | +3,17 % | ~217 Md$ |
Pour le week-end, le crypto reste le seul marché ouvert — et donc le premier à réagir si un titre géopolitique tombe avant l’ouverture actions de lundi. C’est un capteur de sentiment utile : un Bitcoin qui tient au-dessus de 62–63 000 $ jusqu’à lundi matin dit que l’appétit pour le risque n’a pas décampé pendant la fermeture.
| Matière | Prix | Jour % | Signal |
|---|---|---|---|
| Or | 4 108 $/oz | −0,78 % | Reflux sur dollar ferme |
| Argent | 60,07 $/oz | −1,12 % | Sous-performe l’or — signal industriel mou |
| Pétrole WTI | 71,37 $/bbl | −0,99 % | Ignore le bruit iranien |
| Brent | 75,87 $/bbl | −0,56 % | Offre confortable |
| Cuivre | 6,265 $/lb | −0,01 % | À plat |
| Gaz naturel | 2,897 $/MMBtu | −3,82 % | Demande estivale déçoit |
Le détail qui en dit long : malgré un regain de tensions États-Unis–Iran mentionné en pré-marché vendredi, le pétrole a reculé (WTI −0,99 % à 71,37 $). Quand le brut baisse un jour de bruit géopolitique, c’est que l’offre commande le prix, pas la peur — un signal plutôt rassurant sur la durabilité du calme. Côté métaux, l’argent qui perd plus que l’or (−1,12 % contre −0,78 %) confirme un fond industriel sans élan : quand l’argent mène la baisse, c’est la demande réelle qui faiblit, pas une histoire propre à l’or.
| Maturité | Rendement | Lecture |
|---|---|---|
| 13 semaines | 3,690 % | Court terme ancré |
| 5 ans | 4,289 % | Monte avec le long |
| 10 ans | 4,553 % | Au-dessus de 4,50 % — tendu |
| 30 ans | 5,064 % | Toujours au-dessus de 5,00 % |
Le dollar (DXY 100,83) est à peine changé, et le crédit ne montre aucun stress : la dette haut rendement (HYG) et investment grade (LQD) sont stables, les obligations longues (TLT) à l’équilibre. Traduction : le marché obligataire ne crie pas au danger, il campe simplement sur des taux longs élevés. C’est exactement ce contexte — taux hauts mais pas de panique — qui explique pourquoi les grandes valeurs prospèrent et pourquoi le Russell rame. Le CPI de lundi est le seul événement capable de faire bouger ces 4,55 % dans un sens ou dans l’autre ; le niveau à guetter côté risque, c’est 4,60 % sur le 10 ans.
Les fils de presse de vendredi ont signalé un regain de tensions entre Washington et Téhéran avant l’ouverture. La réaction des marchés a été révélatrice par son absence : les grandes valeurs ont ignoré, le pétrole a même reculé. Tant que le brut ne repart pas à la hausse, le marché traite ce dossier comme un bruit, pas comme un risque systémique. Le scénario à surveiller reste le même : toute escalade qui ferait bondir le pétrole de 5 à 10 $ repricerait immédiatement le risque actions — un week-end ouvert, avec la crypto comme seul thermomètre.
Le marché a appris à vivre avec le dossier iranien. Ce qu’il n’a pas encore digéré, c’est la trajectoire de l’inflation. Le CPI de lundi pèse davantage sur les portefeuilles que n’importe quel titre du Golfe cette semaine, parce qu’il commande directement le 10 ans — et donc le sort de la moitié de la cote qui dépend du coût de l’argent. Le bon réflexe du week-end : garder de la poudre sèche pour le chiffre, pas pour un gros titre.
| Indicateur | Niveau | Signal |
|---|---|---|
| VIX | 15,47 | Sous les moyennes 50 j (17,4) et 200 j (18,7) |
| Régime | Risk-on 57,7 % | Offensif, mais transition 5 j à 48,8 % |
| Score de défensivité | 3,2 / 100 | Plein risk-on (0 = risk-on, 100 = crise) |
| Largeur de cote | 67,7 % en hausse | Participation large |
| Crédit (HYG / LQD) | Stable | Aucun stress |
| Rendement / repli attendus (5 j) | +0,29 % / −1,92 % | Couple quasi symétrique |
Un VIX à 15,47, c’est deux points au-dessus de son plancher annuel (13,38) et bien en-dessous de ses moyennes mobiles. Le marché achète de l’assurance comme si le CPI n’existait pas. Ce n’est pas irrationnel — les dernières publications ont été digestes — mais c’est fragile : quand la volatilité est aussi basse avant un chiffre binaire, la surprise (dans un sens comme dans l’autre) se paie plus cher, parce qu’il n’y a aucune peur déjà dans les prix à déboucler. Le seul indicateur qui a déjà commencé à se couvrir, ce sont les small caps. Quand le segment le plus offensif se met à l’abri avant les autres, on l’écoute.
Une fois le chiffre de lundi digéré, la semaine bascule sur les bénéfices, et l’ordre de passage est parlant. Mardi, les grandes banques ouvrent la saison : JPMorgan (consensus 5,90 $ par action), Goldman Sachs (14,37 $), Citigroup (2,73 $), Wells Fargo (1,71 $) et Bank of America (1,12 $). Le secteur financier (XLF) borde ses records : leurs commentaires sur la demande de crédit et les marchés de capitaux diront si l’appétit pour le risque est réel ou seulement affiché.
| Jour | À suivre | Ce qu’on y lit |
|---|---|---|
| Lun 13 | CPI (US), avant Bourse | Direction du 10 ans, donc de la profondeur de cote |
| Mar 14 | JPM, GS, C, WFC, BofA | Appétit réel pour le risque via les banques |
| Mer 15 | ASML, JNJ, ventes de détail | Cycle des puces + santé du consommateur |
| Jeu 16 | TSMC, Netflix | Demande réelle en IA + poids lourd des com. services |
Le fil conducteur : chaque publication est un test de la thèse offensive. Des banques qui rassurent après un CPI sage confirmeraient l’élargissement et donneraient enfin de l’air aux small caps. Une combinaison inverse — CPI chaud, banques prudentes — validerait au contraire la méfiance déjà visible vendredi. On saura vite.
La plupart des séances offrent un risque « continu » : le prix bouge par petits pas, on peut placer un stop serré et sortir proprement si l’on se trompe. Un chiffre macro programmé comme le CPI casse cette mécanique. À 8h30 lundi, le marché peut sauter d’un bloc — un « gap » — par-dessus votre stop. Vous ne sortez pas à votre niveau ; vous sortez là où le marché rouvre, souvent bien plus loin. Le risque cesse d’être celui que vous aviez choisi.
Avant d’entrer, on se pose une seule question : combien je gagne si j’ai raison, combien je perds si j’ai tort, et le premier est-il au moins 1,5 fois le second ? La veille d’un CPI, sur des indices à 1 % de leurs records, ce ratio se dégrade des deux côtés. Le potentiel de hausse est mince (peu de place jusqu’au record), et le potentiel de baisse est ouvert (un gap peut effacer plusieurs jours en une bougie). Un bon setup à 1,5 pour 1 devient un mauvais setup à 0,7 pour 1 — simplement parce que la date a changé. Ce n’est pas de la peur, c’est de l’arithmétique.
1. Laissez le chiffre choisir la direction. On n’essaie pas de deviner le CPI ; on prépare deux plans, un pour un chiffre sage, un pour un chiffre chaud, et on exécute celui qui se déclenche.
2. Réduisez la taille avant, pas après. Si vous devez absolument porter une position dans le chiffre, divisez-la : la seule variable que vous contrôlez face à un gap, c’est le montant exposé.
3. Écoutez le segment le plus fragile. Cette semaine, ce sont les small caps qui se sont couvertes en premier. Le maillon sensible aux taux bouge avant les autres ; il vous dit où regarder.
Le desk est resté à l’écart vendredi, et l’approche pour lundi est la même : aucun trade « à l’aveugle » dans le chiffre. Voici trois plans conditionnels, avec leurs niveaux, à déclencher après le CPI, pas avant.
| Source | Données |
|---|---|
| Service de données de marché | Cours, techniques (RSI/EMA/ATR), régime, rotation sectorielle, calendrier économique et de résultats |
| Yahoo Finance | Niveaux d’indices, ETF, taux, matières premières |
| MT Newswires / Stocktwits / IBD | Contexte de séance, tensions États-Unis–Iran, largeur de cote |
| MarketWatch | Leadership de marché (nouveaux moteurs du S&P) |
| Trésor américain | Courbe des taux |
Avertissement : ce briefing est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les niveaux reflètent la séance de vendredi 10 juillet 2026, sauf mention contraire. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Faites vos propres recherches avant toute décision.