Sept dossiers classés sur le short interest, les jours de rachat et le flux d'options. Données arrêtées à la clôture du 13 août.
La logique du radar tient en une phrase : un short important dit combien de rachats sont en réserve, les jours de rachat disent combien de séances il faudrait pour les solder, mais aucun des deux ne déclenche seul. Il faut un catalyseur daté ou une reprise de prix qui force la main des vendeurs. Aucun des sept n'a de catalyseur nommé cette semaine. Le tri s'est donc fait sur le prix : qui a repris ses moyennes mobiles, qui reste sous elles.
Ce que le radar ne fait pas : il ne promet pas de squeeze. Il liste où le carburant est réel et note lesquels ont déjà une étincelle de prix. Un squeeze est un trade à haute volatilité : demi-taille, stop serré, et on sort quand le short se dégonfle ou que la reprise casse.
Trois chiffres portent un dossier de squeeze, et ils ne se valent pas.
Le short en pourcentage du flottant mesure la taille de la position vendeuse par rapport aux actions réellement échangeables. Au-delà de 20 %, la position est lourde ; au-delà de 40 %, elle devient une contrainte structurelle. Wolfspeed sort à 85,8 % — un chiffre qu'on voit rarement, et qui raconte moins un pari technique qu'un doute de fond sur la solvabilité après restructuration.
Les jours de rachat (short interest divisé par le volume quotidien moyen) disent combien de séances les vendeurs mettraient à sortir sans faire exploser le prix. Plus c'est haut, plus le rachat est coincé. Kohl's mène à 9,52 jours ; Chewy, malgré un short de 64 %, retombe à 3,64 — la position est énorme mais liquide, elle se solde vite, donc elle serre moins.
Le coût d'emprunt — combien coûte l'emprunt de l'action pour la vendre à découvert — est la troisième jambe. Un coût élevé et en hausse signale que le prêt se raréfie, que tenir le short devient cher, et que le premier à rendre le titre entraîne les autres. Cette séance, la donnée n'était disponible pour aucun des sept. On le dit franchement : il manque une confirmation, et son absence plafonne la conviction sur toute la liste.
Un short massif reste inerte tant que le prix ne monte pas. Ce qui allume la mèche, c'est un titre qui reprend sa moyenne mobile 20 puis 50 jours : les stops des vendeurs sautent, le rachat forcé nourrit la hausse, qui déclenche d'autres stops. Sans cette reprise, un short de 60 % peut fondre lentement pendant des mois sans jamais squeezer. C'est la ligne de partage de ce radar : Kohl's et C3.ai ont repris toute leur pile de moyennes ; Hims & Hers a le flux d'options le plus agressif de la liste mais reste sous toutes ses moyennes, en baisse de 4 % sur la séance. Le carburant sans gâchette ne brûle pas.
Short interest FINRA arrêté au 31 juillet 2026. Prix, RSI, amplitude quotidienne (ATR) et moyennes mobiles à la clôture du 13 août. « Options » résume le flux d'options inhabituel de la séance du 14, côté call (haussier) ou put (baissier). Coût d'emprunt non communiqué pour ces titres cette séance.
| # | Titre | Prix | Short % flottant | Jours de rachat | RSI 14 | Prix vs moyennes | Options 14/08 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | KSS · Kohl's | 19,62 $ | 28,4 % | 9,52 | 57,7 | au-dessus des MM 20/50/200 | 1 put isolé (15,5) |
| 2 | AI · C3.ai | 10,18 $ | 34,2 % | 8,40 | 60,3 | au-dessus des MM 20/50 | 2 calls (6 / 6,5) |
| 3 | WOLF · Wolfspeed | 31,51 $ | 85,8 % | 5,54 | 51,0 | > MM200, < MM50 | 1 call (34) |
| 4 | UPST · Upstart | 30,97 $ | 31,8 % | 7,31 | 54,6 | reprise MM 20/50, < MM200 | 1 call (29) |
| 5 | CHWY · Chewy | 22,46 $ | 64,1 % | 3,64 | 52,7 | reprise MM 20/50, < MM200 | 1 put isolé (18,5) |
| 6 | SOUN · SoundHound | 7,48 $ | 41,7 % | 4,18 | 59,9 | > MM 20/50, < MM200 | 1 put isolé (8) |
| 7 | HIMS · Hims & Hers | 28,77 $ | 29,5 % | 3,71 | 44,2 | sous les MM 20/50/200 | calls lourds (28,5 à 44) |
Lecture rapide : le carburant le plus lourd est en bas de tableau (Chewy 64 %, SoundHound 42 %), la gâchette de prix la plus nette est en haut (Kohl's, C3.ai). Les deux ne se recouvrent pas — c'est tout le sujet.
19,62 $ · short 28,4 % du flottant · rachat 9,52 j (le plus élevé de la liste) · RSI 57,7 · amplitude quotidienne 0,95 $ · MM50 à 17,75 $ · prix au-dessus des moyennes 20, 50 et 200.
Le short n'est pas le plus gros du panier, mais les jours de rachat sont les plus élevés : à volume normal, les vendeurs mettraient près de dix séances à sortir. C'est le profil le plus serré du radar. Et le prix a fait le travail que les autres n'ont pas fait — il a repris toute sa pile de moyennes mobiles, le RSI est au-dessus de 57 sans être en surchauffe, la structure est haussière propre. Aucun signe de dilution. Le flux d'options du jour est la seule fausse note : un unique achat de put au strike 15,5, soit un pari baissier isolé, léger, sans volume de calls en face. Pas de catalyseur nommé cette semaine — le dossier tient sur le rachat coincé et la reprise de prix, pas sur une nouvelle.
10,18 $ · short 34,2 % du flottant · rachat 8,40 j · RSI 60,3 · amplitude quotidienne 0,50 $ · MM50 à 9,51 $ · prix au-dessus des moyennes 20 et 50.
Deux jambes solides et une troisième qui pointe dans le bon sens. Le short à 34 % est lourd, les jours de rachat à 8,4 sont proches du sommet de la liste, et le prix a repris ses moyennes 20 et 50 jours. Le flux d'options est le plus lisible du panier : deux achats de calls dans la monnaie, aux strikes 6 et 6,5, sans put en face. C'est un positionnement directionnel, pas une couverture. Pas de dilution. Le RSI à 60 laisse encore de la marge avant la zone de surachat. Comme les autres, il n'a pas de catalyseur daté — la question est de savoir si la reprise tient au-dessus de la MM50 à 9,51 $.
31,51 $ · short 85,8 % du flottant (le plus élevé du marché) · rachat 5,54 j · RSI 51,0 · amplitude quotidienne 3,64 $ · MM50 à 34,34 $ · prix au-dessus de la MM200 (≈28,3 $) mais sous la MM50.
Un short de 85,8 % du flottant est un chiffre de crise. Il ne reflète pas un pari technique mais un doute de fond : la thèse vendeuse porte sur la solvabilité du groupe après sa restructuration. C'est un carburant maximal et une raison de prudence maximale — quand le short est aussi élevé, c'est souvent que le marché voit un problème réel. Le prix a repris sa MM200 mais bute encore sous la MM50 à 34,34 $ : la gâchette n'est pas armée. L'amplitude quotidienne de 3,64 $ dit la violence du titre dans les deux sens. Point positif sur la dilution : pas de dépôt d'émission récent, le dernier remonte à décembre 2024. Un unique achat de call au strike 34 marque la résistance à surveiller. Sans reprise de la MM50 en clôture, ce n'est qu'un short massif inerte.
30,97 $ · short 31,8 % du flottant · rachat 7,31 j · RSI 54,6 · amplitude quotidienne 1,84 $ · MM50 à 30,36 $ · reprise des moyennes 20 et 50, mais sous la MM200 (≈38,5 $).
Le titre a bondi d'environ 6,4 % dans la séance et repris ses moyennes 20 et 50 jours — une vraie étincelle de prix, sur un short de 32 % et des jours de rachat à 7,3. Le bémol est au-dessus : la MM200 à 38,5 $ est loin et fait office de plafond. La reprise est réelle mais partielle. Un achat de call dans la monnaie au strike 29 accompagne le mouvement. La dernière dilution est ancienne, février 2025 — pas d'émission fraîche à digérer. Le trade se joue entre la MM50 reconquise en support et la MM200 comme cible haute.
22,46 $ · short 64,1 % du flottant · rachat 3,64 j (faible) · RSI 52,7 · amplitude quotidienne 0,94 $ · MM50 à 21,91 $ · reprise des moyennes 20 et 50, sous la MM200 (≈26,96 $).
Le deuxième short le plus lourd du radar, à 64 % du flottant, et pourtant classé cinquième. La raison est dans les jours de rachat : 3,64 seulement. Le volume quotidien est tel que les vendeurs pourraient solder leur position en moins de quatre séances sans être coincés — un short massif mais liquide serre beaucoup moins qu'un short moyen illiquide. Le prix a repris ses moyennes 20 et 50, ce qui met le dossier dans le vert technique, mais le flux d'options tire à l'envers : le seul signal de la séance est un achat de put au strike 18,5. Carburant abondant, mécanisme de blocage faible, options baissières — le plafond est mérité.
7,48 $ · short 41,7 % du flottant · rachat 4,18 j · RSI 59,9 · amplitude quotidienne 0,48 $ · MM50 à 6,95 $ · au-dessus des moyennes 20 et 50, sous la MM200 (≈9,0 $).
Le short à 41,7 % est du vrai carburant, et le prix tient au-dessus de ses moyennes courtes avec un RSI proche de 60. Deux points le plafonnent. D'abord la MM200 à 9,0 $, un plafond franc au-dessus du cours. Ensuite le flux d'options : le seul signal de la séance est un achat de put dans la monnaie au strike 8, un pari baissier, pas la confirmation haussière qu'on cherche. La dernière dilution remonte à janvier 2025, donc pas d'émission récente. Le dossier a du carburant mais pas d'accélérateur.
28,77 $ · short 29,5 % du flottant · rachat 3,71 j · RSI 44,2 · amplitude quotidienne 2,42 $ · MM50 à 30,60 $ · sous les moyennes 20, 50 et 200 · −4 % sur la séance.
Le paradoxe du radar. C'est le flux d'options de loin le plus agressif : volumes et pics de volatilité implicite le 14 août sur toute la chaîne, des strikes 28,5 jusqu'à 44, avec des milliers de contrats ouverts aux 30, 35 et 40. Sur le papier, un positionnement haussier massif. Sauf que le prix ne suit pas du tout : le titre est sous ses trois moyennes mobiles, RSI à 44, en baisse de 4 % sur la séance. Il n'y a aucune gâchette de prix — l'action recule pendant que les calls s'empilent. C'est exactement le cas où le carburant et le flux ne suffisent pas sans confirmation. Classé septième, à surveiller plutôt qu'à jouer : le jour où le prix reprend la MM20, le dossier change de catégorie.
Cinq noms avaient le short pour figurer sur le radar. Aucun n'y reste. Deux sortent parce qu'ils diluent, un pour cause de résultats, un pour absence totale de reprise, un pour taille trop petite. Les afficher, c'est montrer où le tri travaille.
| Titre | Short % flottant | Jours de rachat | Motif d'exclusion |
|---|---|---|---|
| BBAI · BigBear.ai | 31,2 % | 5,67 | Émission d'actions déposée le 31 juillet — dilue activement dans le short, il y a deux semaines. Disqualifié malgré le carburant. |
| LCID · Lucid | 33,7 % | 2,85 | Dilueur en série — émission déposée le 14 avril 2026 (moins de 180 jours), après une paire en octobre 2024. Le rachat le plus faible du lot, prix sous les MM50 et 200. |
| LUNR · Intuitive Machines | 30,7 % | 4,12 | Résultats publiés avant l'ouverture le 13 août. Fenêtre d'exclusion autour de la publication — trop de bruit pour un dossier de squeeze propre. |
| RUN · Sunrun | 29,5 % | 7,16 | Carburant réel (rachat 7,16 j) mais prix sous toutes les moyennes, RSI 40,7 en tendance baissière. Aucune reprise, donc aucune gâchette. |
| BYND · Beyond Meat | 26,1 % | 5,55 | Capitalisation d'environ 210 M$, sous le plancher de 300 M$ (trop manipulable). RSI 21, cours à 0,41 $ sur un plus-bas 52 semaines, en chute libre sous toutes les moyennes. |
Un short élevé attire les émetteurs à court de trésorerie : ils vendent des actions nouvelles au marché, ce qui alimente précisément les vendeurs qu'on espérait voir se faire piéger. BigBear.ai a déposé son émission il y a deux semaines, Lucid dilue en série depuis 2024. Parier sur un squeeze contre un émetteur qui imprime du papier, c'est acheter en face de sa propre thèse. C'est pour ça que le contrôle des dépôts réglementaires est éliminatoire, pas optionnel.
La déclaration de short interest sur laquelle repose ce radar est arrêtée au 31 juillet. Le point d'entrée classique se situe autour d'une dizaine de séances après cette date, le temps que la position se confirme et qu'un déclencheur apparaisse — soit à peu près maintenant. Mais entrer sur le seul short serait une erreur : rien ici n'a de catalyseur nommé, donc le déclencheur doit venir du prix.
Dimensionnement : un squeeze est un trade à haute volatilité — l'amplitude quotidienne de Wolfspeed est de 3,64 $, plus de 11 % de son cours. On entre en demi-taille au mieux, le stop se pose sous la moyenne qui sert de support, et la position se dimensionne sur la distance à ce stop, jamais sur la conviction. On sort quand le short se dégonfle, quand la reprise casse, ou quand la première résistance est atteinte.
Valeurs américaines de capitalisation supérieure à 300 M$, triées sur le short interest FINRA arrêté au 31 juillet 2026 (déclaration bi-mensuelle). Seuils de rétention : short élevé en pourcentage du flottant et jours de rachat significatifs.
Coût d'emprunt (non communiqué pour ces titres cette séance), flux d'options inhabituel du 14 août, et structure de prix vis-à-vis des moyennes mobiles 20, 50 et 200 à la clôture du 13 août. Le prix fait office de gâchette : sans reprise, le dossier est plafonné.
Registre des dépôts réglementaires interrogé par type de formulaire (émission au marché, enregistrement en étagère) sur fenêtre récente. Tout émetteur diluant activement est retiré, quel que soit son short — c'est le motif d'exclusion de BigBear.ai et Lucid.
Ce radar est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier ni une recommandation d'achat ou de vente.
Un short interest élevé est un facteur de risque, pas une garantie de hausse. Un squeeze exige un catalyseur et une confirmation de prix, et reste un trade à très haute volatilité. Le coût d'emprunt n'était pas communiqué pour ces titres à la date du radar : une confirmation manque.
Avertissement de risque contextuel (14 août 2026) : niveaux calculés sur la clôture du 13 août 2026, short interest arrêté au 31 juillet. Contenu éducatif, pas un conseil en investissement.
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