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CCJ — Cameco Corporation

NYSE · Uranium et combustible nucléaire · 25 septembre 2026
$88.07 -0.06% SURVEILLER — RECLASSEMENT AU-DESSUS DE LA FOURCHETTE DE MI-SEPTEMBRE Premier producteur d’uranium coté Comptes en CAD, cours en USD Score 43 C

Cameco, premier producteur d’uranium coté (émetteur canadien, IFRS, comptes en CAD). Douze mois au 30 juin 2026 convertis en USD au taux du 30/06 (1,4210) : 2,45 Md$ de revenus, EBITDA d’exploitation 0,56 Md$, trésorerie nette positive. Titre à 88,05 $, cher sur tous les multiples. Surveiller.

38,4 Md$
Capitalisation
1,98 M
Volume
68×
EV/EBITDA
Graphique Finviz CCJ
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Verdict Express

DÉCISION PRIORITAIRE

Conditions de décision

Surveiller. Avant activation : aucune entrée ; une clôture sous 87,79 $ abandonne le scénario. Activation : clôture au-dessus de 95,36 $, puis achat à l’ouverture suivante seulement sous 95,62 $, ou par ordre limité à ce plafond pendant trois séances, annulé après une clôture sous 95,36 $ et jamais laissé actif sur une ouverture sous 90,76 $. Après activation : stop sous 90,76 $. Au close du 25 septembre, le titre est sous le déclencheur : le plan n’est pas activé.

Historique de coursTrois cents séances continues
Série quotidienne certifiée au close du 25 septembre.
Conséquence : Niveaux et indicateurs recalculés sur cette seule série.
Comptes et deviseÉmetteur canadien, IFRS, CAD
Cameco dépose 40-F/6-K et publie en dollars canadiens ; aucun agrégat us-gaap XBRL. Les chiffres sont lus dans les états IFRS des dépôts primaires puis convertis en USD au taux Banque du Canada du 30 juin 2026 (1,4210).
Conséquence : Lire tous les ratios comme des mesures entièrement en USD, jamais un mélange CAD/USD.
EBITDA et WestinghouseDeux mesures d’EBITDA
L’EBITDA d’exploitation strict exclut la quote-part de Westinghouse (mise en équivalence), pourtant présente dans la capitalisation ; l’excédent brut ajusté publié l’inclut.
Conséquence : Comparer le 68× strict et le 28× ajusté, jamais l’un sans l’autre.
C Neutre Score éditorial non prédictif. Les chiffres d’entreprise sont lus dans les états financiers IFRS des dépôts primaires (40-F 2025 et 6-K du 31 juillet 2026), publiés en dollars canadiens et convertis en dollars américains au taux daté du 30 juin 2026 (1,4210) ; les niveaux, sur le close certifié du 25 septembre.

Cameco est le premier producteur d’uranium coté au monde et le moyen le plus direct de jouer la relance nucléaire en actions. Le débat ne porte pas sur la qualité de l’actif, réelle, mais sur le prix payé. Attention d’emblée à la devise : Cameco publie ses comptes en dollars canadiens, alors que le cours et la capitalisation sont en dollars américains. Convertis au taux de la Banque du Canada du 30 juin (1,4210), les douze mois glissants au 30 juin 2026 donnent 2,45 Md$ de revenus, 362 M$ de résultat d’exploitation et 250 M$ de résultat net. Au close du 25 septembre, 88,07 $ (−0,1 %), le titre capitalise environ 38 Md$, soit 68 fois son EBITDA d’exploitation strict et 15,7 fois ses revenus. Deux réserves d’honnêteté sur ce 68× : il exclut la quote-part de Westinghouse (49 %, mise en équivalence), dont la valeur reste comptée dans la capitalisation ; sur l’excédent brut ajusté publié par Cameco, Westinghouse compris (1 929 M$ CA en 2025), la valeur d’entreprise ressort plutôt vers 28 fois. Dans les deux cas, c’est une prime forte pour une croissance à un chiffre : le chiffre d’affaires de l’exercice 2025 n’a progressé que de 11 % sur un an, et le semestre a même reculé. Le titre a chuté d’environ 35 % depuis son sommet de janvier (135,24 $) et de 21 % depuis son rebond d’août. Il reste cher après cette baisse — c’est la difficulté du dossier. Statut surveiller : pas d’entrée tant que le cours n’a pas reclassé la fourchette de la mi-septembre.

Pourquoi acheter

  • Position industrielle unique : premier producteur d’uranium coté, présent sur toute la chaîne du combustible, avec des actifs canadiens difficiles à répliquer.
  • Bilan sain : 0,78 Md$ de trésorerie contre 0,70 Md$ de dette (au taux du 30/06), soit une trésorerie nette positive et aucune contrainte de financement.
  • Aucune dilution constatée : le nombre d’actions est resté quasi stable, à 435,5 M ; le financement du modèle n’a pas reposé sur l’émission d’actions.
  • Participation de 49 % dans Westinghouse, mise en équivalence : un actif technologique dont un projet d’introduction en bourse pourrait un jour révéler la valeur.

Pourquoi éviter

  • Environ 68 fois l’EBITDA d’exploitation strict, 28 fois l’excédent brut ajusté publié et 15,7 fois les revenus : une prime forte pour une croissance à un chiffre.
  • Bien plus cher que les services publics nucléaires qui achètent son uranium : Constellation se paie 15 fois son EBITDA, Dominion 14 fois, Duke 11 fois.
  • Résultat net volatil et bruité : porté par la mise en équivalence de Westinghouse et des réévaluations de dérivés, il chute de 390,6 à 156,0 M$ CA d’un semestre à l’autre.
  • Exposition thématique concentrée : cette ligne double une exposition nucléaire ou électricité déjà présente dans un portefeuille, elle ne s’ajoute pas comme une idée isolée.
  • Titre en repli depuis son sommet d’août et sous ses moyennes courtes ; le rebond n’est pas confirmé.

Plan de trade

SURVEILLER — Surveiller. Avant activation : aucune entrée ; une clôture sous 87,79 $ abandonne le scénario. Activation : clôture au-dessus de 95,36 $, puis achat à l’ouverture suivante seulement sous 95,62 $, ou par ordre limité à ce plafond pendant trois séances, annulé après une clôture sous 95,36 $ et jamais laissé actif sur une ouverture sous 90,76 $. Après activation : stop sous 90,76 $. Au close du 25 septembre, le titre est sous le déclencheur : le plan n’est pas activé.
Zone d’entrée
$95.36
Déclencheur sur clôture au-dessus du plus haut du 22 septembre, pas sur un franchissement en séance. Entrée à l’ouverture suivante uniquement sous 95,62 $ : au-delà, le R/R vers TP1 tomberait sous 1,5 avec le même stop. Ce plafond n’est qu’à 0,26 $ au-dessus du déclencheur, soit 0,08 ATR. Mesure : sur les 250 dernières séances, 124 ouvertures ont dépassé la clôture de la veille de plus de 0,26 $, soit environ 50 % ; l’écart d’ouverture médian, dans un sens ou dans l’autre, vaut 1,06 $. Sur la série, 16 clôtures ont cassé un plus haut de vingt séances : 0 ont fini à moins de 0,27 % au-dessus du niveau cassé, l’écart relatif du plafond, et 0 ont ensuite ouvert sous ce seuil. Plan de repli : si l’ouverture dépasse le plafond, un ordre à cours limité à 95,62 $, valable trois séances, garde le même R/R et le même stop ; il est annulé après toute clôture sous le déclencheur, 95,36 $, n’est pas laissé actif à l’ouverture d’une séance sous le stop, 90,76 $, ni si le stop est touché avant exécution. Rejoué avec ces bornes sur les 16 cassures non achetables à l’ouverture, l’ordre aurait été exécuté 12 fois, dont 1 avec le stop touché la même séance ; aucun retrait sur ouverture sous le stop. Objectifs : TP1 à une hauteur de couloir au-dessus du déclencheur, TP2 à une fois et demie. Liquidité : environ 231 M$ échangés par séance, médiane des vingt dernières. Exemple de taille, non personnalisé : avec un budget de perte de 100 $, le risque au plafond, 4,86 $ par action, donne 20 actions ; avec 1 000 $, 205 actions.
Stop
$90.76
-4.8%
Objectif 1
$102.93
+7.9%
Objectif 2
$106.71
+11.9%
Risque/rendement
1:1.65 TP1 / 1:2.47 TP2
Dix à vingt séances après activation

Thèse

Cameco est un actif de qualité à un prix élevé, pas une aubaine. Le bilan est sain et la position industrielle unique, mais le titre se paie environ 68 fois son EBITDA d’exploitation (28 fois l’excédent brut ajusté publié) pour une croissance à un chiffre, et son résultat net est brouillé par Westinghouse. Rien n’oblige à courir après. Une clôture au-dessus de $95.36 montrerait que les acheteurs reprennent la fourchette de la mi-septembre ; avant cela, une clôture sous 87,79 $ abandonne le dossier. Après activation, le stop sous $90.76 limite le coût d’une fausse sortie. TP1 à 102,93 $ et TP2 à 106,71 $. Ne pas anticiper le déclencheur, ne pas acheter un gap au-dessus du plafond, et compter cette ligne dans une enveloppe thématique nucléaire, pas comme une idée isolée.

Catalyseurs

  • Le complexe nucléaire dans son ensemble : c’est lui qui a fait la baisse comme la hausse ; suivre les services publics nucléaires et les producteurs d’uranium avant tout élément propre à Cameco.
  • Les résultats du troisième trimestre, attendus courant novembre, et la mesure dans laquelle les prix de contrat commencent à se répercuter dans le chiffre d’affaires.
  • Toute avancée sur la valeur de la participation Westinghouse (par exemple un projet d’introduction en bourse) donnerait une référence de valorisation aujourd’hui implicite.

Invalidation

  • Avant activation : une clôture sous 87,79 $, bas du couloir, abandonne le scénario.
  • Après activation : une clôture sous 90,76 $ invalide le trade.
  • Ouverture au-dessus de 95,62 $ après la clôture de déclenchement : pas d’achat à l’ouverture ; seul l’ordre limité à 95,62 $ reste valable trois séances.
  • Une émission d’actions sur le marché d’ampleur inattendue changerait l’équation de dilution et affaiblirait la thèse.

Activité

Cameco extrait, raffine et vend de l’uranium, et fournit des services au parc nucléaire mondial. C’est un émetteur étranger canadien coté au NYSE : il publie ses comptes en normes IFRS et en dollars canadiens, via des formulaires 40-F annuels et 6-K intermédiaires, et non les 10-K/10-Q américains. Le groupe s’organise autour de trois ensembles : l’uranium (extraction et vente de concentré), les services de combustible (raffinage, conversion, fabrication) et une participation de 49 % dans Westinghouse Electric, détenue aux côtés de Brookfield et mise en équivalence.

La thèse de fond est connue : la demande d’électricité pilotable augmente, les centres de données consomment davantage, plusieurs pays relancent des programmes nucléaires, et l’offre d’uranium primaire met des années à réagir. Cameco est le moyen le plus direct de s’y exposer en actions cotées.

Ce que la thèse ne dit pas, c’est à quel prix elle est déjà payée. Sur douze mois glissants au 30 juin 2026, le chiffre d’affaires est de 2,45 Md$ (converti au taux du 30/06) et n’a progressé que de 11 % sur l’exercice 2025 ; le premier semestre 2026 a même reculé, à 1659,1 M$ CA contre 1666,4 M$ CA un an plus tôt. Un contrat d’uranium se négocie sur des années, à des prix largement fixés à l’avance : la remontée du cours au comptant met du temps à atteindre le compte de résultat. C’est un avantage en bas de cycle et une limite en haut.

Segments

SegmentRevenus% du totalDescription
UraniumCœur du modèleSegment principalExtraction et vente de concentré, sur contrats pluriannuels qui lissent l’exposition au cours au comptant.
Services de combustible562 M$ CA de revenus au premier semestre 2026AppointRaffinage, conversion et fabrication : activité de péage, moins cyclique que l’extraction.
Westinghouse (49 %, mise en équivalence)Portée en participation, pas en revenus consolidésHors chiffre d’affairesTechnologie de réacteurs et services aux centrales, détenue avec Brookfield ; sa contribution passe par la ligne « quote-part des résultats », hors résultat d’exploitation.
Couverture des sources
FacetteÉtatLecture retenue
Cours et historiqueCOUVERTTrois cents séances continues, close certifié ; base des niveaux et des indicateurs.
Comptes et agrégatsCOUVERT — PRIMAIRE IFRS (CAD→USD)Agrégats lus dans le 40-F 2025 et le 6-K du 31 juillet 2026 ; douze mois glissants au 30 juin 2026 ; convertis en USD au taux Banque du Canada du 30/06 (1,4210) ; aucun companyfacts us-gaap n’existe pour cet émetteur.
Capital et detteCOUVERT — PRIMAIREEmprunts à long terme, trésorerie et nombre d’actions lus au bilan intermédiaire ; capacité d’émission sur le marché (ATM) sous prospectus de base.
Comparables et transmissionCOUVERT — LOCALCorrélations recalculées sur barres certifiées ; douze comparables uranium/nucléaire propres (dix pairs élagués pour géométrie de barre ou discontinuité).
Position vendeuse et coût d’empruntNON EXPLOITABLELe snapshot ne fournit pas de position vendeuse exploitable ; le coût d’emprunt a échoué à la collecte (fournisseur en échec). Aucune thèse de rachat forcé n’est établie.
Options et sentiment socialNON EXPLOITABLEChaîne d’options non servie à la collecte ; ni Reddit ni tendances de recherche pour ce titre.

Actualités récentes

2026-07-31
Résultats du deuxième trimestre 2026 : 25 M$ CA de résultat net, excédent brut ajusté de 391 M$ CA neutre
Le 6-K du 31 juillet présente un résultat net trimestriel de 25 M$ CA et un excédent brut ajusté de 391 M$ CA, en recul sur un an, en partie sur une contribution moindre de Westinghouse. Sur le semestre, le résultat net tombe à 156,0 M$ CA contre 390,6 M$ CA un an plus tôt : la baisse tient surtout à la mise en équivalence de Westinghouse et aux réévaluations de dérivés, pas à l’exploitation courante.
Cameco — SEC
2026-08-26
Sommet du rebond d’été à 111,54 $, puis repli neutre
Le titre touche 111,54 $ en séance le 26 août, sommet du rebond estival, avant de refluer d’environ 21 % jusqu’au 25 septembre. Le complexe nucléaire a mené la hausse comme la baisse.
Barres certifiées
2026-09-08
Dernier plus haut à 104,12 $ avant la glissade de septembre neutre
Le 8 septembre, le titre inscrit 104,12 $ en séance (clôture 101,97 $), dernier plus haut avant une glissade continue vers 88,07 $. Constellation fait +0,03 % et Duke +0,85 % la même séance : le mouvement accompagne le complexe nucléaire.
Barres certifiées
2026-09-25
Clôture à 88,07 $, près du bas de la fourchette récente neutre
Le titre ouvre à 88,70 $ et clôture à 88,07 $ (−0,06 %), tout près de son plus bas de la veille. Denison fait +0,76 % et Uranium Energy −0,53 % la même séance ; le repli est partagé par le complexe uranium.
Barres certifiées

Fondamentaux

MétriqueValeurSignal
Taux de change appliqué (CAD→USD)1,4210Taux de change quotidien de la Banque du Canada du 30 juin 2026 (série FXUSDCAD) ; USD = CAD / 1,4210. Appliqué à tous les agrégats pour éviter tout mélange de devises
Chiffre d’affaires — douze mois glissants2,45 Md$3 474,6 M$ CA convertis au taux du 30/06 ; exercice 2025 + premier semestre 2026 − premier semestre 2025
Chiffre d’affaires de l’exercice 20252450 M$3 481,9 M$ CA, en hausse de 11,0 % sur un an (3 135,8 M$ CA en 2024)
Résultat d’exploitation — douze mois362 M$514,4 M$ CA ; marge d’exploitation de 15 %
EBITDA d’exploitation — douze mois563 M$Résultat d’exploitation + amortissements (285,3 M$ CA) ; EXCLUT la quote-part de Westinghouse (mise en équivalence)
Excédent brut ajusté publié (2025, Westinghouse compris)1,36 Md$1 929 M$ CA publiés par Cameco (mesure non normalisée) ; l’écart avec l’EBITDA d’exploitation vient surtout de la quote-part de Westinghouse
Résultat net — douze mois glissants250 M$354,9 M$ CA ; volatil, porté par la mise en équivalence de Westinghouse et les réévaluations de dérivés
Trésorerie au 30 juin 20260,78 Md$1 112,7 M$ CA de trésorerie et équivalents
Dette au 30 juin 20260,70 Md$996,8 M$ CA d’emprunts à long terme, hors obligations locatives ; trésorerie nette positive de 82 M$
EV/EBITDA d’exploitation strict68,0×Valeur d’entreprise (entièrement en USD) au close du 2026-09-25 sur EBITDA d’exploitation douze mois glissants ; élevé car Westinghouse est dans la valeur d’entreprise mais pas dans cet EBITDA

Versus les services publics nucléaires qui achètent l’uranium : Constellation à 14,8×, Dominion à 13,5×, Duke à 11,0× (statistiques courantes, non point-in-time). Les producteurs d’uranium comparables (Denison, Uranium Energy, Energy Fuels) affichent un EBITDA négatif : Cameco est le seul grand nom rentable du complexe.

EV/excédent brut ajusté publié (2025)28,2×Valeur d’entreprise sur l’excédent brut ajusté 2025 publié par Cameco (1 929 M$ CA, Westinghouse compris) : la mesure la plus proche de la façon dont le marché valorise le groupe entier
EV/chiffre d’affaires — douze mois15,7×Entièrement en USD (EV et revenus) ; un ratio courant qui mélangeait EV en USD et revenus en CAD tomberait à tort vers 11×
Cours sur bénéfice — douze mois154×Bénéfice net glissant bas et bruité (Westinghouse, dérivés) : ce ratio est peu fiable sur ce dossier et surestime la cherté
Marge nette — douze mois10 %Marge d’exploitation de 15 % ; l’écart tient aux éléments financiers et à la mise en équivalence
Actions ordinaires en circulation435 532 978Au 30 juillet 2026 (rapport de gestion) ; quasi stable, aucune dilution constatée
Flux de trésorerie d’exploitation (exercice 2025)991 M$1 408,4 M$ CA en 2025 ; investissements de 333,0 M$ CA la même année

Résultats et calendrier

Deuxième trimestre 2026 (6-K du 31 juillet) : résultat net de 25 M$ CA, excédent brut ajusté de 391 M$ CA ; sur le semestre, chiffre d’affaires de 1 659,1 M$ CA (contre 1 666,4 M$ CA), résultat d’exploitation de 248,0 M$ CA (contre 351,8 M$ CA), résultat net de 156,0 M$ CA (contre 390,6 M$ CA). L’exercice 2025 (40-F) affichait 3 481,9 M$ CA de revenus, 618,1 M$ CA de résultat d’exploitation et 589,5 M$ CA de résultat net. Émetteur étranger : publication trimestrielle via 6-K, sans consensus standardisé vérifiable dans les états ouverts. — Prochaine publication : Date non confirmée par l’émetteur ; cadence trimestrielle (résultats du troisième trimestre attendus courant novembre). Aucun événement de résultats n’est signalé dans l’horizon du plan par le calendrier collecté.

Initiés et institutions

Aucun solde net d’initiés affirmé : la couverture officielle des transactions d’initiés est partielle pour un émetteur étranger canadien, dont les dirigeants déclarent sous le régime canadien (SEDI) plutôt que par formulaires 4 systématiques. Aucun mouvement d’initié décisif n’est établi sur la période.

Structure du capital et dilution

faible
Risque de dilution

Programme ATM actif

Autorisé : Programme d’émission d’actions sur le marché (ATM) sous prospectus préalable de base, disponible comme source de financement | Utilisé : Aucun tirage constaté ; nombre d’actions quasi stable | Restant : Capacité non détaillée dans les dépôts ouverts

Le nombre d’actions ordinaires est resté quasi stable, à 435 532 978 au 30 juillet 2026 : aucune dilution n’a été constatée sur la période. Le financement du modèle n’a pas reposé sur l’émission d’actions — la trésorerie (1,11 Md$ CA au 30 juin) dépasse la dette (996,8 M$ CA d’emprunts à long terme), soit une trésorerie nette positive. Point de vigilance et non de constat : Cameco conserve un prospectus préalable de base et un programme d’émission d’actions sur le marché (ATM), qui lui donnent la capacité de lever des fonds propres au fil de l’eau. Rien n’indique qu’il ait été tiré ; un programme au fil de l’eau se tire dans la force, pas dans la faiblesse. Le risque de dilution est donc faible aujourd’hui, sans être nul en cas de reprise marquée du cours.

Revue des dépôts SEC

Six dépôts décisionnels ouverts et hachés : les états financiers, le rapport de gestion et la notice annuelle du 40-F 2025, puis les états financiers, le rapport de gestion et le communiqué du 6-K du 31 juillet 2026. Ils montrent un producteur d’uranium rentable et peu endetté, à la croissance modeste et au résultat net rendu volatil par la mise en équivalence de Westinghouse, dont les comptes sont tenus en dollars canadiens.

DateFormulaireAccessionConséquence du dépôt
2026-03-1940-F0001193125-26-116229États financiers consolidés audités de l’exercice clos le 31 décembre 2025 (IFRS, CAD) : chiffre d’affaires de 3 481,9 M$ CA (contre 3 135,8 M$ CA), résultat d’exploitation de 618,1 M$ CA, amortissements de 293,1 M$ CA, résultat net de 589,5 M$ CA ; trésorerie de 1 114,9 M$ CA en fin d’exercice ; flux de trésorerie d’exploitation de 1 408,4 M$ CA et investissements de 333,0 M$ CA.
2026-07-316-K0001193125-26-326768États financiers intermédiaires condensés non audités des trois et six mois clos les 30 juin 2026 et 2025 (IFRS, CAD) : chiffre d’affaires du semestre de 1 659,1 M$ CA (contre 1 666,4 M$ CA), résultat d’exploitation de 248,0 M$ CA (contre 351,8 M$ CA), amortissements de 139,3 M$ CA, résultat net de 156,0 M$ CA (contre 390,6 M$ CA) ; au 30 juin 2026, trésorerie de 1 112,7 M$ CA, emprunts à long terme de 996,8 M$ CA, participation de 49 % dans Westinghouse mise en équivalence de 2 906,9 M$ CA.
2026-07-316-K0001193125-26-326768Communiqué des résultats du deuxième trimestre 2026 (31 juillet 2026, montants en dollars canadiens) : résultat net de 25 M$ CA et excédent brut ajusté de 391 M$ CA pour le trimestre, en recul sur un an, en partie sur une contribution moindre de Westinghouse ; commentaire de la direction sur le marché de l’uranium et les contrats à long terme.
2026-07-316-K0001193125-26-326768Rapport de gestion du trimestre clos le 30 juin 2026 : 435 532 978 actions ordinaires en circulation ; excédent brut ajusté (non normalisé) de 899 M$ CA pour le premier semestre 2026 ; trésorerie d’environ 1,1 Md$ CA et dette totale d’environ 1,0 Md$ CA ; capacité de financement par prospectus préalable de base et programme d’émission d’actions sur le marché (ATM).
2026-03-1940-F0001193125-26-116229Rapport de gestion de l’exercice 2025 : excédent brut ajusté consolidé (non normalisé, Westinghouse compris) de 1 929 M$ CA (contre 1 531 M$ CA en 2024) ; segments uranium, services de combustible et Westinghouse ; capacité de financement par prospectus préalable de base et programme d’émission d’actions sur le marché.
2026-03-1940-F0001193125-26-116229Notice annuelle 2025 : description des activités (uranium, services de combustible, participation de 49 % dans Westinghouse aux côtés de Brookfield), des actifs miniers canadiens et des facteurs de risque ; mention du prospectus préalable de base et du programme d’émission d’actions sur le marché comme sources de financement possibles.

Contrôles contradictoires

  • La croissance du chiffre d’affaires est modeste et le semestre a reculé : les contrats pluriannuels retardent la traduction d’une hausse de l’uranium dans les comptes.
  • Le résultat net dépend fortement de Westinghouse (mise en équivalence) et des réévaluations de dérivés : il peut s’inverser d’un trimestre à l’autre.
  • La valorisation intègre déjà plusieurs années de trajectoire favorable ; une compression des multiples du complexe nucléaire ferait mal.
  • La capacité d’émission d’actions sur le marché existe : une reprise marquée du cours est le moment où son utilisation deviendrait probable.

Positions vendeuses

Non exploitable
Part du flottant vendue
3,25 jours (ratio du snapshot)
Jours à couvrir

Le snapshot ne fournit pas de position vendeuse exploitable pour ce titre (part du flottant non renseignée) et le coût d’emprunt a échoué à la collecte. Aucune thèse de rachat forcé n’est établie ; sur une valeur de cette taille et de cette liquidité, la position vendeuse n’est de toute façon pas un moteur du dossier.

Options et dérivés

Non exploitable
Intérêt ouvert calls
Non exploitable
Intérêt ouvert puts
Non exploitable
Ratio d’intérêt ouvert calls/puts
Non exploitable
Cours de paiement théorique minimal
Non exploitable
Volatilité implicite

Activité inhabituelle : Aucune activité inhabituelle qualifiée

Analyse technique

Lecture : Le titre clôture à 88,07 $, −6,3 % par rapport à sa moyenne à vingt séances, après un repli d’environ 21 % depuis le rebond d’août (111,54 $) et 35 % sous le sommet de janvier (135,24 $). Avant activation, aucune entrée ; une clôture sous 87,79 $, le plus bas du 25 septembre, abandonne le scénario. Activation sur une clôture au-dessus de $95.36, le plus haut du 22 septembre, qui reclasserait la fourchette de la mi-septembre. Après activation, stop sous $90.76, le plus bas du 23 septembre, soit 1,34 ATR sous le déclencheur. Supports : 90,76 $, 88,04 $ et 87,79 $. Résistances : 95,36 $, 101,54 $ et 104,12 $ ; au-delà, la zone du rebond d’août, 111,54 $. Décision: attendre
RSI (14)36.4
EMA 20$94.02
EMA 50$96.29
EMA 200$98.24
MACD-2.210
Signal-1.280
ATR (14)$3.43
WyckoffNon utilisé : le profil de volume n’est pas exploité dans ce dossier.
35 % sous le sommet de janvier 21 % sous le rebond d’août ATR de 3,43 $
Supports : $88.04 / $90.76 / $87.79
Résistances : $101.54 / $104.12 / $95.36

Performance et références

Rendements de prix sur vingt et une séances, sans dividendes réinvestis · 2026-08-26 → 2026-09-25

TickerVariation de clôture
CCJ-17.97 %
DNN-27.00 %
UEC-28.29 %
UUUU-27.58 %
CEG-5.81 %
D-9.31 %
DUK-7.01 %
OKLO-8.53 %
NNE-8.16 %
GEV+0.43 %
VRT-3.98 %
XLU-9.15 %
URNJ-22.90 %

Rayon de propagation : qui bouge avec CCJ ?

À retenir : Les comparaisons ci-dessous associent liens économiques et mesures statistiques. Une corrélation ne démontre pas une causalité; les contradictions propres à chaque société restent déterminantes.

Les séries sont alignées sur les mêmes dates de clôture et converties en rendements logarithmiques journaliers communs, depuis la fin mars. La corrélation mesure le co-mouvement ; le bêta mesure la sensibilité du rendement de Cameco à celui du comparable ; le R² est la corrélation au carré. Les rendements à cinq et vingt et une séances sont des rendements simples de clôture à clôture, sans dividendes. Les groupes sont définis par le lien économique, pas par la corrélation.

Clôture de référence : 2026-09-25 · Observation : 2026-09-28T06:53:20.365009487Z · Fenêtre : Rendements quotidiens communs du 2026-01-08 au 2026-09-25

Référence du complexe nucléaire Ordre 1

Le plus grand exploitant de centrales nucléaires cotées mène le récit de la relance atomique : ses contrats d’électricité et sa demande de combustible orientent le sentiment de tout le complexe, uranium compris.

TickerRôleCorrélationBêtaR²Obs.5 séances21 séancesLectureRisque propre
CEG
Leader
Exploitant de centrales nucléaires
Confiance faible
0.3800.4210.144179+3.4%-5.8%Premier producteur d’électricité nucléaire coté ; ses contrats avec les grands consommateurs fixent le ton de la thèse nucléaire et, par ricochet, de la demande d’uranium.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; ses contrats et sa demande de combustible restent le signal à suivre

Pairs directs — producteurs et développeurs d’uranium Ordre 1

Mêmes gisements, même moteur de prix : leurs cours suivent le même cycle de l’uranium que Cameco, même si aucun n’est encore rentable.

TickerRôleCorrélationBêtaR²Obs.5 séances21 séancesLectureRisque propre
DNN
Pair direct
Producteur et développeur d’uranium
Confiance faible
0.8670.7240.751179-7.3%-27.0%Développeur canadien du même bassin ; suit directement le cycle de l’uranium, mais sans bénéfices établis.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; le cycle de l’uranium reste le signal à suivre
UEC
Pair direct
Producteur d’uranium
Confiance faible
0.8070.5390.652179-4.0%-28.3%Producteur américain en montée en puissance ; exposé au même prix de l’uranium, EBITDA encore négatif.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; le cycle de l’uranium reste le signal à suivre
UUUU
Pair direct
Uranium et terres rares
Confiance faible
0.8060.4980.649179-2.8%-27.6%Producteur diversifié uranium et terres rares ; même sensibilité au cycle, rentabilité non établie.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; le cycle de l’uranium reste le signal à suivre

Aval — services publics nucléaires (clients) Ordre 2

Ils exploitent les réacteurs qui consomment l’uranium : leur demande de combustible et leurs multiples de rentabilité éclairent directement le prix payé pour Cameco.

TickerRôleCorrélationBêtaR²Obs.5 séances21 séancesLectureRisque propre
D
Aval
Service public à parc nucléaire
Confiance faible
0.0620.1570.004179-4.6%-9.3%Exploitant de centrales nucléaires ; acheteur final de combustible et repère de valorisation d’un actif rentable.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; sa demande de combustible fixe le débouché
DUK
Aval
Service public à parc nucléaire
Confiance faible
-0.083-0.2590.007179-3.6%-7.0%Grand exploitant nucléaire réglementé ; sa valorisation encadre celle des acteurs rentables du complexe.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; sa demande de combustible fixe le débouché

Réacteurs avancés — demande future Ordre 2

Les développeurs de petits réacteurs modulaires promettent une demande d’uranium future : leur cours porte l’optimisme du complexe, sans revenus ni rentabilité aujourd’hui.

TickerRôleCorrélationBêtaR²Obs.5 séances21 séancesLectureRisque propre
OKLO
Second ordre
Petits réacteurs modulaires
Confiance faible
0.6990.4020.488179+0.1%-8.5%Développeur de micro-réacteurs ; baromètre de l’enthousiasme nucléaire, sans revenus établis.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; baromètre de sentiment à suivre
NNE
Second ordre
Micro-réacteurs nucléaires
Confiance faible
0.6470.3720.419179+8.0%-8.2%Développeur de micro-réacteurs à un stade précoce ; forte volatilité, demande d’uranium purement prospective.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; baromètre de sentiment à suivre

Second ordre — équipement et électrification Ordre 2

Même vague d’investissement dans l’électricité et les centres de données qui sous-tend la thèse nucléaire, du côté de l’équipement et du réseau.

TickerRôleCorrélationBêtaR²Obs.5 séances21 séancesLectureRisque propre
GEV
Second ordre
Équipement électrique et turbines
Confiance faible
0.4740.4880.225179+1.8%+0.4%Fournit turbines et équipements de production, nucléaire compris ; carnet lié à l’électrification.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; baromètre de sentiment à suivre
VRT
Second ordre
Alimentation et refroidissement des centres de données
Confiance faible
0.4710.3560.222179+1.6%-4.0%Son carnet suit la demande d’électricité des centres de données, moteur avancé de la thèse nucléaire.Aucune publication dans les quatorze jours collectés ; baromètre de sentiment à suivre

Contrôles sectoriels Ordre 2

Paniers de référence pour isoler ce qui est propre à Cameco.

TickerRôleCorrélationBêtaR²Obs.5 séances21 séancesLectureRisque propre
XLU
ETF / secteur
Panier de services publics
Confiance moyenne
0.1680.5480.028179-3.8%-9.2%Contrôle du secteur des services publics ; un écart isole ce qui est propre à l’uranium.Panier sans publication propre ; exposé à ses grandes pondérations
URNJ
ETF / secteur
Panier de producteurs d’uranium juniors
Confiance moyenne
0.8810.7610.777179-2.7%-22.9%Panier de mineurs d’uranium juniors ; mesure le sentiment du complexe uranium hors Cameco.Panier sans publication propre ; exposé à ses grandes pondérations

Scénarios de transmission

ScénarioDéclencheurPremier ordreSecond ordreConfirmationContradiction
HaussierLe complexe nucléaire repart et Cameco reclasse la fourchette de la mi-septembre.Le titre clôture au-dessus du plus haut du 22 septembre et vise la zone du rebond d’août.Constellation, Duke et les producteurs d’uranium accompagnent le mouvement.Une clôture au-dessus de 95,36 $ avec le complexe nucléaire en hausse.Un dépassement isolé pendant que les services publics nucléaires reculent.
MixtePas de nouvelle propre ; le marché digère la valorisation.Le titre oscille entre le bas du 25 septembre et le plus haut du 22.L’écart avec le complexe nucléaire reste faible.Des clôtures entre 87,79 $ et 95,36 $ pendant plusieurs séances.Une sortie franche d’un côté ou de l’autre.
BaissierCompression des multiples du complexe nucléaire ou déception sur les prix de contrat.Le titre repasse sous le bas du 25 septembre et ouvre le vide technique vers son plus bas annuel.Les producteurs d’uranium reculent plus vite que les services publics.Une clôture sous 87,79 $ avec les producteurs d’uranium en baisse.Un repli du complexe que Cameco ne suit pas.

Contradictions

  • Le titre est cher sur l’EBITDA d’exploitation strict (68×), mais nettement moins sur l’excédent brut ajusté publié : la participation Westinghouse, comptée dans la valeur d’entreprise mais pas dans l’EBITDA d’exploitation, explique l’essentiel de l’écart.
  • Le chiffre d’affaires de l’exercice 2025 progresse de 11 %, mais le premier semestre 2026 recule : la croissance n’est ni linéaire ni rapide.
  • Le résultat net glissant est positif alors qu’il a chuté d’un semestre à l’autre : il dépend de Westinghouse et des dérivés, pas seulement de l’exploitation.

Données manquantes ou non historiques

  • Aucun companyfacts us-gaap n’existe pour cet émetteur étranger canadien : les agrégats sont lus dans les états IFRS des dépôts primaires, en dollars canadiens, puis convertis en USD au taux Banque du Canada du 30 juin 2026 (1,4210).
  • Position vendeuse non renseignée par le snapshot et coût d’emprunt indisponible à la collecte ; chaîne d’options non servie ; ni Reddit ni tendances de recherche pour ce titre.
  • Couverture officielle des transactions d’initiés partielle pour un émetteur canadien (déclarations SEDI) ; aucun solde net affirmé.
  • Dix comparables élagués (URA, NXE, LEU, EU, SMR, VST, URNM, URG, NLR, BWXT, NRG, PWR) pour géométrie de barre invalide ou discontinuité de séances dans la fenêtre servie ; douze comparables propres conservés, couvrant six groupes économiques.

Contexte macro

IndicateurValeurSignal
Clôture de référence2026-09-2588,07 $, séance complète
Rendement cinq séances−3,87 %Descriptif
Rendement vingt et une séances−17,97 %Descriptif

Régime : neutre

Cameco vit de la demande d’uranium des exploitants de centrales nucléaires et du redémarrage des programmes atomiques. Le moteur de fond — électrification, centres de données, sécurité d’approvisionnement — reste intact, mais il est lent : les contrats pluriannuels lissent les revenus et retardent l’effet d’une hausse du cours au comptant. Une compression des multiples de tout le complexe nucléaire, ou un ralentissement du calendrier de relance, toucherait un titre déjà payé cher.

Analyse des risques

Profil de risque : Élevé

Le risque de Cameco n’est pas la qualité de l’actif, réelle, mais le prix payé et la lisibilité des comptes : environ 68 fois l’EBITDA d’exploitation strict (28 fois l’excédent brut ajusté publié), une croissance à un chiffre, un résultat net brouillé par la mise en équivalence de Westinghouse, et une exposition thématique concentrée. Le bilan, lui, est solide.

Valorisation en prime

Élevé
  • Environ 68 fois l’EBITDA d’exploitation strict et 28 fois l’excédent brut ajusté publié.
  • Bien plus cher que les services publics nucléaires (Constellation 15×, Duke 11×) pour une croissance à un chiffre.
Une déception de croissance ou une compression des multiples du complexe ferait mal : la prime est intégralement dans le prix.

Devise et lisibilité des comptes

Modéré
  • Comptes publiés en dollars canadiens, cours et capitalisation en dollars américains : tout ratio qui mélange les deux devises est faux.
  • L’EBITDA d’exploitation strict exclut Westinghouse, pourtant compté dans la valeur d’entreprise : deux mesures coexistent.
Le dossier exige une discipline de devise et de périmètre ; les chiffres bruts de fournisseurs induisent en erreur.

Résultat net volatil

Modéré
  • Résultat net du semestre en chute, de 390,6 à 156,0 M$ CA sur un an.
  • La variation vient de la mise en équivalence de Westinghouse et des réévaluations de dérivés, pas de l’exploitation.
Le bénéfice net et le cours sur bénéfice sont peu fiables ici : raisonner en exploitation et en excédent brut ajusté.

Concentration thématique et volatilité

Élevé
  • ATR de 3,43 $ ; titre en repli de 21 % depuis le rebond d’août.
  • Une ligne Cameco double une exposition nucléaire ou électricité déjà présente en portefeuille.
Les écarts de plusieurs pour cent sont fréquents et la ligne ne diversifie pas : dimensionner sur la distance au stop.

Synthèse des risques

Deux réflexes suffisent à ne pas se tromper sur Cameco. Le premier est la devise : les comptes sont en dollars canadiens, le cours en dollars américains ; un multiple qui compare une capitalisation en USD à des revenus en CAD paraît bon marché à tort. Tout est ramené ici au dollar américain, au taux daté du 30 juin (1,4210). Le second est le périmètre : l’EBITDA d’exploitation strict laisse de côté la participation de 49 % dans Westinghouse, alors que sa valeur est bien dans la capitalisation ; d’où un 68× qui tombe vers 28× sur l’excédent brut ajusté publié, Westinghouse compris. Dans les deux lectures, le titre est cher pour une croissance modeste. La question utile n’est pas « Cameco est-il un bon actif ? » — il l’est — mais « à combien de fois ses résultats est-il raisonnable de l’acheter ? »

Score global

C Actif de qualité, valorisation élevée, croissance modeste Neutre

Points clés — Positifs

  • Premier producteur d’uranium coté, actifs canadiens difficiles à répliquer.
  • Trésorerie nette positive, aucune dilution constatée.
  • Moteur de fond intact : électrification et relance nucléaire.

Points clés — Risques

  • Environ 68 fois l’EBITDA d’exploitation (28 fois l’excédent brut ajusté publié).
  • Croissance à un chiffre et résultat net brouillé par Westinghouse.
  • Exposition thématique concentrée et titre en repli.

Règle de discipline

Une thèse de fond juste ne dit rien du prix payé. Sur Cameco, deux disciplines évitent l’erreur : ramener tous les chiffres à une seule devise, et distinguer l’exploitation de la participation Westinghouse. La qualité de l’actif ne rend pas le multiple bon marché.

Avertissement

Cette analyse est fournie à des fins informatives et éducatives uniquement. Elle ne constitue ni un conseil financier, ni une recommandation, ni une sollicitation à acheter ou vendre un titre.

Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Faites vos propres recherches et consultez un conseiller agréé avant toute décision.

Les données proviennent de collectes de marché datées, des dépôts de la société sur SEC EDGAR et de sources publiques. Leur exactitude n’est pas garantie.

Verdict Activité Actualités Fondamentaux Résultats Initiés Capital Dépôts SEC Technique Perf Propagation Risques Trade Score