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CCJ — Cameco Corporation

NYSE · Énergie · 3 août 2026
$86.38 -2.10% 43x L'EXCÉDENT BRUT -36,1% DU PLUS HAUT INTRODUCTION WESTINGHOUSE SOUS LES 3 MOYENNES Score 35 D
37,6 Md$
Market Cap
5,5 M
Volume
2,25
Beta
CCJ Chart
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Verdict Express

D Baissier 65

Cameco est le premier producteur d'uranium coté au monde et le véhicule le plus direct de la relance nucléaire. Le désaccord porte sur le prix payé. Le titre se paie 43,4 fois son excédent brut d'exploitation et 45,1 fois ses bénéfices prévisionnels, pour un chiffre d'affaires en hausse de 7,1% sur douze mois et une rentabilité des capitaux propres de 9,6%. Le marché a déjà commencé à corriger cet écart : le titre a perdu 36,1% depuis son plus haut de douze mois et cote sous ses moyennes 20, 50 et 200 jours. Il reste cher après cette baisse, ce qui est la difficulté du dossier. Un point d'attribution doit être posé d'emblée, parce qu'il change la nature du risque : entre le 2 juin et le 31 juillet, CCJ a reculé de 28,3%, mais l'ETF uranium de référence de 26,9%, NexGen de 26,4%, Uranium Energy de 37,8% et NuScale de 39,6%, contre 1,7% pour le S&P 500. C'est un de-rating de tout le complexe nucléaire, que Cameco a d'ailleurs mieux traversé que les purs acteurs. Le risque dominant sur cette ligne est thématique, pas propre à l'entreprise. Le 31 juillet, Westinghouse — détenue à 49% aux côtés de Brookfield et consolidée par mise en équivalence — a déposé confidentiellement un projet d'introduction en bourse. Le titre a ouvert à 90,63 $, touché 91,41 $ et clôturé à 86,38 $. Attention toutefois à l'attribution : les résultats du deuxième trimestre 2026 sont sortis LE MÊME JOUR (25 M$ de résultat net, 391 M$ d'excédent brut ajusté, en recul sur un an, en partie sur une contribution de Westinghouse en baisse). Le repli de fin de séance ne peut donc pas être imputé proprement au dépôt d'introduction.

Why Buy

  • Position industrielle unique : premier producteur d'uranium coté, présent sur toute la chaîne, du concentré au service aux réacteurs
  • Le dépôt d'introduction en bourse de Westinghouse, détenue à 49% et mise en équivalence, peut révéler la valeur d'un actif mal évalué dans un conglomérat
  • Bilan sain : 1,110 Md$ de trésorerie contre 1,011 Md$ de dette, soit une trésorerie nette de 99 M$ et aucune contrainte de financement
  • Aucune dilution constatée : le nombre d'actions a reculé de 0,16% sur un an. La dilution n'explique donc pas la baisse
  • Bénéfices en forte progression sur douze mois (+87,5%) et objectif moyen des analystes à 131,36 $, soit 52,1% au-dessus du cours

Why Avoid

  • 43,4 fois l'excédent brut d'exploitation et 11,0 fois le chiffre d'affaires, pour 7,1% de croissance. Le PEG à 1,92 chiffre l'écart
  • Rentabilité des capitaux propres de 9,6% et marge brute de 36,8% pour un cours sur actif net comptable de 7,5 fois
  • Le titre est 36,1% sous son plus haut et sous ses trois moyennes exponentielles, avec quatre résistances successives dans les 21% au-dessus du cours : 90,69 / 97,73 / 98,62 puis la moyenne simple 200 jours à 104,58
  • Le trimestre de septembre 2025 a manqué le consensus de très loin : 0,07 $ contre 0,275 $ attendu. La visibilité trimestrielle est faible
  • Un programme d'émission d'actions au fil de l'eau de 500 M$ est ACTIF jusqu'au 12 décembre 2026. Rien n'a été tiré, mais la capacité existe
  • Exposition thématique concentrée : cette ligne se cumule aux autres positions nucléaire et électricité pour centres de données, elle ne s'ajoute pas comme une idée isolée
  • Notre note précédente, un B à 113,09 $, portait un stop à 98 $ franchi le 10 juin. Le cours a depuis reculé de 23,6%

Business Overview

Cameco extrait, raffine et vend de l'uranium, et fournit des services au parc nucléaire mondial. Le groupe s'organise autour de trois ensembles : l'uranium lui-même, les services de combustible (raffinage, conversion, fabrication), et une participation conjointe avec Brookfield dans Westinghouse Electric, qui conçoit des réacteurs et assure la maintenance des centrales.

La thèse de fond est solide et bien connue : la demande d'électricité pilotable augmente, les centres de données consomment davantage, plusieurs pays relancent des programmes nucléaires, et l'offre d'uranium primaire met des années à réagir. Cameco est le moyen le plus direct de s'y exposer en actions cotées.

Ce que cette thèse ne dit pas, c'est à quel prix elle est déjà payée. Le chiffre d'affaires a progressé de 7,1% sur douze mois, pas de 40%. La rentabilité des capitaux propres est de 9,6%, pas de 30%. Un contrat d'uranium se négocie sur des années, à des prix largement fixés à l'avance : la remontée du cours de la matière première met du temps à atteindre le compte de résultat. C'est un avantage en bas de cycle et une limite en haut.

Segments

SegmentRevenue
UraniumExtraction et vente de concentré. Le cœur du modèle, avec des contrats pluriannuels qui lissent l'exposition au cours au comptant.
Services de combustibleRaffinage, conversion et fabrication. Activité de péage, moins cyclique que l'extraction.
Westinghouse (participation conjointe avec Brookfield)Technologie de réacteurs et services aux centrales. Projet d'introduction en bourse déposé confidentiellement le 31 juillet 2026.

Recent News

2026-07-31
Westinghouse Electric, détenue conjointement par Cameco et Brookfield, dépose confidentiellement un projet d'enregistrement en vue d'une introduction en bourse aux États-Unis. L'événement structurant. Le titre a ouvert à 90,63 $, touché 91,41 $, puis clôturé à 86,38 $ : 5,5% rendus depuis le plus haut du jour, sur 5,5 millions de titres.
2026-07-20
Plus bas de la séquence à 84,36 $ après cinq semaines de baisse continue depuis 107 $ à la mi-juin. La tendance courte s'est cassée bien avant le dépôt Westinghouse.
2026-02-14
Notre analyse précédente : note B, cours 113,09 $, idée de trade avec stop à 98 $. Le stop a été touché à 97,39 $. Le cours a depuis reculé de 23,6% sous le prix de cette analyse.

Fundamentals

MetricValueSignal
Cours (clôture 31/07)86,38 $-2,10% sur la séance, amplitude 83,93-91,38
Capitalisation37,62 Md$Valeur d'entreprise 38,82 Md$
Résultat du 2e trimestre 202625 M$Excédent brut ajusté 391 M$, en recul sur un an, en partie sur une contribution de Westinghouse en baisse. Publié le 31/07, le même jour que le dépôt d'introduction
Chiffre d'affaires (12 mois)3,538 Md$+7,1% — le chiffre central du dossier
Excédent brut d'exploitation894 M$Valeur d'entreprise sur excédent : 43,4x
Valeur d'entreprise / chiffre d'affaires11,0xPour 7,1% de croissance
Marge brute36,8%Correcte pour un mineur, faible pour un multiple de croissance
Marge opérationnelle18,2%
Marge nette18,4%
Rentabilité des capitaux propres9,6%Rentabilité des actifs 3,6% — le point faible du dossier
Croissance des bénéfices+87,5%Sur une base de départ très basse
Trésorerie1,110 Md$Contre 1,011 Md$ de dette
Trésorerie nette99 M$Structure financière saine, sans excès de levier
PE prévisionnel45,1xSeuil de notre grille : 35x. Échec
PE historique publié81,5xNotre recalcul sur bénéfice net et nombre d'actions donne 57,8x. L'écart signale une base de bénéfices bruitée
Cours sur actif net comptable7,52xValeur comptable 11,50 $ par action
PEG1,92Au-dessus de 1,5 : la croissance ne justifie pas le multiple
Bêta2,25 (réalisé)Recalculé sur 42 séances contre le S&P 500. Volatilité annualisée 53% contre 15% pour l'indice. Le 1,00 remonté par le flux est une valeur par défaut
Titres vendus à découvert7,33 MRelevé officiel du 15 juillet : 1,69% du flottant, 2,07 jours de rachat. En hausse depuis le relevé du 30 juin (6,66 M)
Dividende0,20%Symbolique
Objectif moyen des analystes131,36 $+52,1%, recommandation « acheter ». À lire avec la même réserve que le multiple
Nombre d'actions435,5 MEn baisse de 0,16% sur un an : aucune dilution CONSTATÉE. Un programme d'émission au fil de l'eau de 500 M$ reste toutefois actif jusqu'au 12/12/2026
Notre estimation de valeurNon publiéeLe modèle multi-méthodes n'a rien pu calculer : flux de trésorerie disponible, investissements et médiane historique de multiple absents des données vérifiées. Nous publions le refus plutôt qu'un objectif indéfendable

Insiders & Institutions

Insider Own.
Institution Own.

neutral

Short Interest

1,5% du flottant
SI % Float
2,29
Days to Cover
0,41%
CTB

6,66 millions de titres vendus à découvert sur un flottant de 434,5 millions. Avec un ratio de couverture de 2,29 jours et un coût d'emprunt de 0,41%, il n'existe ni pression baissière organisée ni configuration de rachat forcé. Aucun de nos détecteurs d'opportunité ou de risque ne se déclenche sur ce dossier.

Options / Derivatives

Call OI
Put OI
non exploitable
C/P Ratio
N/A
Max Pain
N/A
IV Mean

Unusual Activity: Nous ne publions pas de lecture d'options sur ce dossier : le relevé de session ne fournit ni positions ouvertes exploitables ni ratio significatif. Plutôt qu'un chiffre sans profondeur derrière, nous préférons une case vide et le dire.

Technical Analysis

RSI (14)38.9
EMA 20$90.69
EMA 50$97.73
EMA 200$98.62
MACD-3.923
Signal-4.227
ATR (14)$4.34
SOUS EMA20 SOUS EMA50 SOUS EMA200 RSI 38,9 MACD > SIGNAL -36,1% DU PLUS HAUT
Supports: $83.93 / $68.96
Resistances: $90.69 / $97.73 / $98.62 / $104.58 / $107.24 / $111.49

Technical Setup

Le titre cote sous ses trois moyennes exponentielles : 4,75% sous la 20 jours (90,69), 11,61% sous la 50 jours (97,73) et 12,41% sous la 200 jours (98,62). L'empilement est défavorable et serré. Il faut y ajouter un quatrième obstacle que les moyennes exponentielles masquent : la moyenne SIMPLE 200 jours est à 104,58, puis viennent les sommets de la mi-juin à 107,24 et 111,49. Franchir 99 $ ne dégage donc que les trois moyennes exponentielles, pas le chemin. Le RSI à 38,9 approche la zone de survente sans y être. L'indicateur de convergence des moyennes, à -3,923 contre une ligne de signal à -4,227, est repassé au-dessus de son signal : la pression vendeuse ralentit, sans retournement. En dessous, le premier repère est le plus bas du 31 juillet à 83,93, puis plus rien d'établi avant le plus bas de douze mois à 68,96, soit 17,8% sous ce niveau. L'amplitude quotidienne moyenne est de 4,34 $, soit 5,02% du cours.

Macro Context

IndicatorValueSignal
Régime de marchérisk_on 59,1%Score de défensive 3,8/100
Dégradation possible à 5 séances23,9%16,3% de bascule défensive, 7,6% de crise
Complexe uranium (2 juin → 31 juillet)URA -26,9% / NXE -26,4% / UEC -37,8% / SMR -39,6%CCJ -28,3% contre S&P 500 -1,7%
Bêta réalisé du titre2,25Volatilité annualisée 53% contre 15% pour l'indice
Contrats uraniumpluriannuelsLe prix au comptant met des années à atteindre le compte de résultat

Regime: risk_on

Le régime général est porteur, ce qui rend d'autant plus parlant le comportement de ce dossier. Entre le 2 juin et le 31 juillet, le S&P 500 a cédé 1,7% quand CCJ perdait 28,3%. Mais l'ETF uranium de référence a reculé de 26,9% sur la même fenêtre, NexGen de 26,4%, Uranium Energy de 37,8% et NuScale de 39,6%. La baisse est donc un de-rating de tout le complexe nucléaire, et Cameco l'a mieux traversée que les purs acteurs. Le risque dominant est thématique. Deux conséquences pratiques. D'abord, le bêta contre le S&P 500 n'est pas la bonne mesure ici ; celui qui compte est le bêta contre l'uranium et l'électricité pilotable, et il dépasse largement 1. Le bêta réalisé du titre, recalculé sur 42 séances, ressort à 2,25 pour une volatilité annualisée de 53% contre 15% pour l'indice. Ensuite, une position sur CCJ n'ajoute pas une ligne à un portefeuille exposé au nucléaire ou à l'électricité pour centres de données : elle double une exposition existante.

Risk Analysis

Risk Profile: Élevé

Deux facteurs dominent, dans cet ordre : le prix payé, et la dépendance au thème nucléaire — dont les chiffres montrent qu'il explique l'essentiel de la baisse. Viennent ensuite la faible visibilité trimestrielle et l'existence d'une fenêtre d'émission ouverte jusqu'en décembre 2026.

Le multiple appartient à une autre entreprise que le compte de résultat

High
  • 43,4 fois l'excédent brut d'exploitation et 11,0 fois le chiffre d'affaires, pour une croissance de ce chiffre d'affaires de 7,1% sur douze mois.
  • 45,1 fois les bénéfices prévisionnels, contre un seuil de 35 fois dans notre grille de sélection.
  • 7,52 fois l'actif net comptable pour une rentabilité des capitaux propres de 9,6% : on paie 7,5 fois des fonds propres qui rapportent moins de 10%.
  • Le PEG de 1,92 dit la même chose autrement : la croissance attendue ne suffit pas à justifier le multiple.
  • Ce n'est pas un jugement sur la qualité de l'entreprise. C'est l'écart entre ce que le marché price et ce que les comptes produisent aujourd'hui.
Probability
Impact

Quatre résistances entre le cours et un espace dégagé

High
  • Moyennes exponentielles 20, 50 et 200 jours à 90,69 / 97,73 / 98,62, puis la moyenne SIMPLE 200 jours à 104,58, puis les sommets de la mi-juin à 107,24 et 111,49.
  • Franchir 99 $ ne dégage que les trois moyennes exponentielles. La moyenne simple reste 5,6% plus haut.
  • En dessous, le plus bas du 31 juillet à 83,93 est le seul repère avant le plus bas de douze mois à 68,96, soit 17,8% sous ce niveau.
  • L'indicateur de convergence est repassé au-dessus de son signal : la pression vendeuse ralentit. Signe précoce, pas retournement.
Probability
Impact

Le repli du 31 juillet ne s'attribue pas proprement

Medium
  • Le 31 juillet, Westinghouse — détenue à 49% avec Brookfield, mise en équivalence — a déposé confidentiellement son projet d'introduction en bourse.
  • Ce jour-là, le titre a ouvert à 90,63 $, touché 91,41 $ et clôturé à 86,38 $, soit 5,5% rendus depuis le plus haut de la séance sur 5,5 millions de titres.
  • Mais les résultats du deuxième trimestre sont sortis LE MÊME JOUR : 25 M$ de résultat net, 391 M$ d'excédent brut ajusté, en recul sur un an, en partie du fait d'une contribution de Westinghouse en baisse.
  • Deux causes possibles pour un seul mouvement de prix : nous ne pouvons pas trancher, et nous ne présentons donc pas ce repli comme un rejet de l'introduction en bourse.
  • Un dépôt confidentiel ne fixe par ailleurs ni calendrier, ni valorisation, ni taille d'opération, et ne garantit pas qu'elle ait lieu.
Probability
Impact

Visibilité trimestrielle faible

Medium
  • Sur les quatre trimestres publiés jusqu'à septembre 2025 : 0,71 contre 0,516 attendu, puis 0,07 contre 0,275, puis 0,50 contre 0,443, puis 0,47 contre 0,340.
  • Le trimestre de septembre 2025 a manqué le consensus de 74%. Un écart de cette taille ne relève plus du bruit d'estimation.
  • Le deuxième trimestre 2026, publié le 31 juillet, affiche 25 M$ de résultat net et 391 M$ d'excédent brut ajusté, en recul sur un an. Nous ne publions pas d'écart au consensus sur ce trimestre : le consensus correspondant n'a pas pu être vérifié dans cette session.
  • Les contrats pluriannuels protègent en bas de cycle mais retardent la traduction d'une hausse de l'uranium dans les comptes.
  • Conséquence : les estimations prévisionnelles qui portent le multiple de 45 fois sont particulièrement incertaines sur ce dossier.
Probability
Impact

Dilution : aucune constatée, mais un programme d'émission actif

Medium
  • Un programme d'émission d'actions au fil de l'eau de 500 M$ US est ACTIF : contrat de distribution du 12 novembre 2024, en vigueur jusqu'au 12 décembre 2026, sous prospectus préalable de base et enregistrement en cours de validité.
  • Rien n'indique qu'il ait été tiré : le nombre d'actions a reculé de 0,16% sur un an. La formulation exacte est donc « aucune dilution constatée », pas « aucune dilution possible ».
  • Proportion honnête : 500 M$ rapportés à 37,6 Md$ de capitalisation font 1,3%. C'est faible, plafonné, et non nul. Précédent de placement ferme de 650 M$ US en 2022.
  • Le point de vigilance porte sur le timing : un programme au fil de l'eau se tire dans la force, pas dans la faiblesse. Une reprise marquée du cours est le moment où son utilisation devient probable.
  • Limite de méthode assumée : notre filtre de publications américaines est structurellement aveugle sur un émetteur canadien déclarant sous régime multinational. Ce programme a été établi par vérification directe, pas par le filtre.
Probability
Impact

Ce qui est solide dans ce dossier

Low
  • Le bilan : 1,110 Md$ de trésorerie contre 1,011 Md$ de dette, soit une trésorerie nette positive et aucune contrainte de financement.
  • La position industrielle : premier producteur d'uranium coté, actifs canadiens difficiles à répliquer, présence sur toute la chaîne.
  • Le capital : nombre d'actions en légère baisse, aucune émission dilutive.
  • Le thème : la demande d'électricité pilotable est un moteur structurel réel, et il n'est pas remis en cause par cette note.
Probability
Impact

Risk Synthesis

Pourquoi abaisser la note de B à D alors que le titre a déjà perdu 23,6% depuis notre analyse précédente ? Parce qu'une note évalue le rapport risque/rendement offert à un acheteur aujourd'hui, pas la distance parcourue depuis. Sur la grille de sélection, quatre critères, aucun validé : la hausse de guidance n'a pas pu être vérifiée dans cette session et est comptée en échec par prudence ; les cinq dépassements consécutifs exigés ne sont pas là, un trimestre ayant manqué le consensus de 74% ; le multiple prévisionnel est à 45,1 fois contre un seuil de 35. Le quatrième critère, l'extension au-dessus de la moyenne 20 jours, ne s'applique pas en l'état : il sanctionne un titre trop étiré vers le HAUT, et celui-ci est 4,75% en dessous de sa moyenne. Nous le comptons comme non validé au titre de la rupture de moyenne, pas de l'extension. Le panel valeur/qualité déterministe ressort baissier avec 65% de confiance : trois personas baissiers, un haussier, un neutre. Le score composite tombe à 35 sur 100. S'y ajoute un fait de suivi : le stop à 98 $ de la note précédente a été franchi le 10 juin.

Trade Idea

Entry Zone
$99.00
Entrée CONDITIONNELLE, et le déclencheur est exigeant : une clôture au-dessus de 99,00 $, c'est-à-dire au-dessus de l'ensemble des trois moyennes mobiles (90,69 puis 97,73 puis 98,62). Ce niveau est 14,6% au-dessus du cours actuel. Aucune position aujourd'hui, et aucune entrée plus proche n'est publiée, pour une raison simple : entre le cours et ce déclencheur se trouvent trois résistances successives, et un achat à 86 $ consisterait à parier qu'elles cèdent toutes les trois.
Stop Loss
$94.00
-5,1% depuis 99,00 (1,15 fois l'amplitude quotidienne moyenne, sous l'amas des moyennes 50 et 200 jours)
Target 1
$107.00
+8,1% (sous la première résistance réelle à 107,24)
Target 2
$111.00
+12,1% (sommets de la mi-juin)
Risk/Reward
1:1,60 puis 1:2,40 — calculés AU DÉCLENCHEUR (99,00), pas au cours actuel
20 à 60 séances, résultats du 30 octobre 2026 dans la fenêtre

Thesis

Le dossier pose un problème de prix, pas d'entreprise. Tant que le marché paie 43 fois l'excédent brut pour 7,1% de croissance, il n'y a pas de marge de sécurité, et une baisse de 36% n'en crée pas mécaniquement une. Deux choses peuvent changer cela : que les bénéfices rattrapent le multiple, ce qui prendra plusieurs trimestres compte tenu des contrats pluriannuels, ou que l'introduction en bourse de Westinghouse révèle une valeur supérieure à ce que le conglomérat affiche. Nous attendons donc que le marché montre qu'il a changé d'avis. Le déclencheur est une clôture au-dessus de 99,00 $, qui place le cours au-dessus des trois moyennes exponentielles — mais pas au-dessus de la moyenne simple 200 jours à 104,58, qui reste devant. Le stop à 94,00 $ se place une amplitude quotidienne complète sous l'amas 50/200 jours : au-dessous, la reprise a échoué. Rapport de 1,60 puis 2,40, calculé sur 107 et 111. L'extension à 121 $ n'entre pas dans ce calcul. Deux points assumés. Le premier : ce rapport se calcule au déclencheur, situé 14,6% au-dessus du cours actuel, pas au prix d'aujourd'hui. Le second : acheter 14,6% plus haut un titre noté D parce qu'il est trop cher aggrave le multiple au lieu de le résoudre. C'est donc un trade de momentum, et il faut le prendre comme tel.

Catalysts

  • Le complexe nucléaire dans son ensemble : c'est lui qui a fait la baisse, c'est de lui que viendra la reprise. L'ETF uranium de référence est le premier indicateur à suivre, avant tout élément propre à Cameco.
  • L'avancement de l'introduction en bourse de Westinghouse : un dépôt public, une fourchette de prix ou un calendrier donneraient une référence de valorisation aujourd'hui absente.
  • Les résultats du 30 octobre 2026, et la mesure dans laquelle les prix de contrat commencent à se répercuter dans le chiffre d'affaires.
  • Toute reprise durable de la moyenne simple 200 jours à 104,58, seul niveau dont le franchissement dégagerait réellement le chemin.

Invalidation

  • Aucune position tant que le cours n'a pas clôturé au-dessus de 99,00 $. Une mèche intraday ne compte pas.
  • Sortie ferme à la clôture sous 94,00 $ après entrée. À noter honnêtement : un stop à 1,15 fois l'amplitude quotidienne sur un titre qui bouge de 5,02% par jour peut être touché en une seule mauvaise séance.
  • Une clôture sous 83,93 $ ouvre un vide technique jusqu'à 68,96 $, soit 17,8% sous ce niveau. Dans ce cas on attend cette zone.
  • Ne pas forcer l'entrée si l'ETF uranium inscrit de nouveaux plus bas au même moment : un franchissement de 99 $ isolé de son secteur est suspect.
  • Alléger avant les résultats du 30 octobre si la position est encore ouverte : la visibilité trimestrielle de ce dossier est faible.
  • Taille maximale 3% du capital, soit 0,15% du capital risqué au stop. Cette ligne se compte dans une enveloppe thématique cumulée avec les autres positions nucléaire et électricité pour centres de données, pas comme une idée isolée.

Disclaimer

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