Mardi 11 août 2026 • Briefing de séance, 13h30 Paris

La Fed est devenue moins menaçante. Le crédit de qualité a fait son plus bas de l'année le même jour.

En deux séances, la probabilité d'une hausse de taux en septembre recule de 48,5% à 39,5%. Lundi, LQD clôture à 106,06, son plus bas de 52 semaines. Le haut rendement, lui, reste à 2,29% de son plus haut. Quand le risque de défaut ne bouge pas et que le long terme casse, ce n'est pas la Fed qui fixe le prix.

Crédit IG au plus bas de 52 semaines Hausse en septembre : 39,5% Indice à 0,06% de son record Inflation demain 14h30 Pétrole +6,04% lundi
La thèse du jour : ce qui se vend depuis une semaine, ce n'est pas le risque de crédit, c'est la durée.

Le marché obligataire a deux jambes. Le haut rendement mesure la peur de ne pas être remboursé. Le crédit de qualité, plus long, mesure surtout le prix du temps. Lundi, la jambe longue a inscrit son plus bas de 52 semaines et la jambe risquée n'a pas bougé. Sur la même semaine, l'argent prend 11,89%, l'or 7,45%, et les deux secteurs les plus sensibles aux taux ferment la marche. L'indice, lui, est à 0,06% de son record. L'inflation américaine sort demain à 14h30 Paris : c'est cette jambe-là qu'elle teste, pas l'indice.

Clôtures du 10 août : crédit de qualité 106,06, haut rendement 79,45Marchés de prédiction : réunion Fed de septembre, relevé du 11 août 13h25 ParisCalendrier économique : indice des prix à la consommation, 12 août 8h30 New York

1. Tableau de bord — clôtures du lundi 10 août

Crédit de qualité (LQD)
106,06 $
-0,46% · plus bas de 52 semaines
Haut rendement (HYG)
79,45 $
-0,19% · à 2,29% de son plus haut
S&P 500
7 753,11
-0,06% · record du 7 août à 0,06%
Russell 2000 (IWM)
299,64 $
-0,64% · 97,5% de son range annuel
Or (GLD)
399,39 $
+0,23% · +7,45% en 5 séances
Argent (SLV)
58,69 $
+2,08% · +11,89% en 5 séances
Pétrole (USO)
125,11 $
+6,04% en une séance
Volatilité 30 jours
15,46
moyenne 14 séances : 17,10

Clôtures quotidiennes bornées au 10 août : indices, secteurs, crédit, métaux, énergieVolatilité : clôture du 10 août 16h15 Chicago et relevé de courbe du 11 août 13h25 Paris

2. Le fait dur de lundi : 106,06

Le fonds obligataire de référence sur le crédit de qualité américain a clôturé lundi à 106,06 $. Ce n'est pas un niveau anodin : c'est le plus bas de ses 252 dernières séances, et il a été inscrit ce jour même. Il cote 6,07% sous son plus haut de la période (112,92 $).

Pris seul, un plus bas annuel sur le crédit ressemble à un signal d'alarme. Le contrôle qui tranche est à côté, sur le haut rendement : 79,45 $, en repli de 0,19% sur la séance, à 2,29% seulement de son plus haut de 52 semaines. Son propre plus bas annuel date du 27 mars, il y a plus de quatre mois, et il n'en est plus question.

Ces deux fonds détiennent des obligations d'entreprises. La différence tient à deux paramètres : la qualité de signature et la durée. Le haut rendement est plus risqué et plus court ; le crédit de qualité est plus sûr et plus long. Quand le premier tient et que le second casse, la peur du défaut est hors de cause. Ce qui se vend, c'est la durée.

Le paradoxe qui donne son intérêt à la séance. Le 7 août, nous relevions les probabilités du marché de prédiction sur la réunion du 16 septembre : 48,5% de hausse, 48,5% de statu quo. Ce matin, à 13h25 Paris : 39,5% de hausse, 57,5% de statu quo. Neuf points de probabilité de resserrement ont disparu en deux séances. Et le long terme obligataire a fait son plus bas de l'année dans le même intervalle. Une banque centrale moins menaçante ne devrait pas produire ça.

Il n'y a que deux explications tenables. Soit le marché anticipe une inflation qui ne redescend plus, indépendamment de ce que fait la Fed à court terme. Soit il exige davantage pour prêter à quinze ans, question d'offre de titres et de déficits, ce que les praticiens appellent la prime de terme. Les deux poussent dans le même sens et se traduisent de la même façon sur un portefeuille : ce qui est long paie, ce qui est court est épargné.

Le reste du tableau colle. Sur les cinq dernières séances, l'argent prend 11,89% et l'or 7,45%. Les matériaux gagnent 3,90%. À l'autre bout, les services aux collectivités perdent 2,50% et l'immobilier coté 1,94%, pendant que l'indice large gagne 2,00%. Actifs réels achetés, substituts d'obligations vendus. C'est la signature d'une réévaluation de l'inflation longue, et elle s'est faite pendant que l'indice montait, donc sans faire de bruit.

La thèse, écrite pour pouvoir être fausse. Nous affirmons que le risque du moment est la durée, pas la croissance ni la solvabilité des entreprises. Elle est fausse si, à la clôture du vendredi 14 août, le haut rendement casse sous 78,72 $ (son plus bas de 52 semaines du 27 mars) : ce serait un problème de crédit, et notre lecture n'aurait servi à rien. Elle est fausse aussi si le crédit de qualité reprend plus de 107,50 $ après une inflation ressortie au-dessus des attentes : cela voudrait dire que le marché obligataire ne croit pas au chiffre, et notre prime de terme n'existe pas. Constat écrit vendredi soir.

Crédit de qualité : clôture 106,06 le 10 août, plus haut de 52 semaines 112,92Haut rendement : clôture 79,45 le 10 août, plus bas de 52 semaines 78,72 daté du 27 marsNotre briefing du 7 août : relevé de référence 48,5% / 48,5% sur la réunion de septembre

3. Bilan de la séance de lundi 10 août

IndiceClôtureSéanceLecture
S&P 500 (SPY)772,81 $-0,06%À 0,06% du plus haut de 52 semaines inscrit le 7 août (773,26)
Nasdaq 100 (QQQ)721,85 $-0,16%À 3,26% de son plus haut annuel, le retardataire des quatre
Dow Jones (DIA)538,47 $-0,21%95,8% de son range annuel
Russell 2000 (IWM)299,64 $-0,64%97,5% de son range annuel : les petites valeurs suivent, la hausse n'est pas étroite

Quatre indices en repli de moins d'un quart de pour cent, tous à portée de leur plus haut annuel. Une séance sans histoire, en apparence. Le classement sectoriel dit autre chose.

SecteurSéance du 10/085 séances
Énergie+3,92%+1,64%
Santé+1,26%+3,40%
Matériaux+0,26%+3,90%
Finance+0,20%+0,58%
Communication+0,05%-0,03%
Industrie-0,11%+0,99%
Consommation de base-0,21%+0,09%
Technologie-0,30%+5,26%
Consommation discrétionnaire-0,39%+1,00%
Services aux collectivités-0,82%-2,50%
Immobilier coté-1,50%-1,94%

Les deux derniers du classement de la séance sont aussi les deux derniers de la semaine, et ce sont les deux secteurs dont la valorisation dépend le plus directement du taux long : l'immobilier coté et les services aux collectivités. Ils perdent pendant que l'indice gagne 2,00% sur cinq séances. Le marché ne rejette pas les actions, il rejette une partie précise des actions, celle qui se comporte comme une obligation longue.

Onze secteurs américains : clôtures du 10 août et variations sur cinq séances

4. Ce que le marché price pour le 16 septembre

Issue de la réunion du 16 septembreProbabilitéVolume 24 h engagé
Aucun changement57,5%532 k$
Hausse de 25 points de base39,5%1 186 k$
Baisse de 25 points de base1,5%667 k$
Baisse de 50 points de base ou plus0,7%668 k$
Hausse de 50 points de base ou plus0,5%634 k$

Le total des cinq issues fait 99,7% : la cote est cohérente, elle ne laisse pas de trou dans lequel se glisser. Deux lectures s'imposent.

La première : une baisse de taux en septembre est quasiment exclue, à 2,2% en cumulant les deux scénarios d'assouplissement. Un particulier qui construit son allocation sur l'idée d'un pivot monétaire à la rentrée construit sur un scénario que le marché paie deux cents pour un dollar.

La seconde : le mouvement des deux dernières séances va dans le sens de l'apaisement. Neuf points sont passés de la case hausse à la case statu quo depuis notre relevé du 7 août. C'est précisément ce qui rend le plus bas du crédit de qualité intéressant. Un marché obligataire qui vend du long alors que la banque centrale devient moins menaçante ne parle plus de politique monétaire. Il parle du prix du temps.

Un mot sur la nature de ces chiffres : ce sont des cotes de marché de prédiction, avec de l'argent réel engagé des deux côtés, pas un sondage. Elles se déplacent vite et se trompent parfois lourdement. On les lit comme un prix, pas comme une prévision.

Marché de prédiction : cinq issues de la réunion du 16 septembre, relevé du 11 août 13h25 Paris

5. La couverture qui couvre demain coûte moins cher que la moyenne

ÉchéanceNiveauCe que la fenêtre contient
9 jours12,77Inflation du 12, prix à la production du 13, ventes de détail du 14
30 jours15,46Les trois publications ci-dessus, plus la réunion du 16 septembre en bordure
3 mois18,98Deux réunions de politique monétaire
6 mois21,14Fin d'année, saison des résultats du quatrième trimestre

Le rapport entre le point à neuf jours et celui à trente jours ressort à 0,83, celui entre trente jours et trois mois à 0,81. Une courbe qui monte régulièrement décrit un marché tranquille à court terme, prudent au-delà. C'est la forme normale d'un régime calme.

Nous avions déjà signalé cette anomalie le 7 août et elle n'a pas bougé d'un dixième : la fenêtre courte contient trois publications macro dont une de premier rang, à moins de vingt-quatre heures, et elle reste le point le moins cher de la courbe. Ce n'est plus une nouvelle. C'est une confirmation, ce qui est différent et un peu plus gênant : quatre séances ont passé, le calendrier s'est rapproché, le prix n'a pas suivi.

La conséquence pratique tient en une phrase. Se protéger avant demain 14h30 n'a jamais été aussi peu coûteux, en relatif, depuis le début de la quinzaine. Ce n'est pas une raison d'acheter de la volatilité, exercice où l'on perd tous les jours si rien ne se passe. C'est une raison de ne pas augmenter la taille avant le chiffre.

Structure par terme 9J / 30J / 3M / 6M, relevé du 11 août 13h25 Paris sur cotations du 10 août 16h15 ChicagoNotre briefing du 7 août : même anomalie relevée à 12,66

6. Pétrole : le détroit s'est refermé dans les cotes

Marché de prédiction7 août11 aoûtVariation
Trafic d'Ormuz revenu à la normale d'ici au 31 août12,5%3,9%-8,6 pts
Trafic d'Ormuz revenu à la normale d'ici au 15 août0,85%0,35%-0,5 pt
Fin du blocus iranien annoncée d'ici au 11 août1,45%échéance ce soir

Voilà le catalyseur de la séance de lundi, et il est daté. Le 7 août, la réouverture du détroit d'ici la fin du mois cotait 12,5%. Elle cote 3,9% ce matin. Huit points et demi de probabilité effacés en deux séances, sur un marché où quelque 511 000 $ ont changé de mains en vingt-quatre heures.

Le prix suit : le fonds pétrolier de référence a pris 6,04% lundi, de 117,98 $ à 125,11 $, et le secteur de l'énergie 3,92%, largement en tête des onze. Sur vingt séances, l'énergie affiche 9,00%. Ce n'est pas un mouvement de flux comme celui du 3 août que nous avions signalé alors : c'est une réévaluation directe d'une probabilité géopolitique.

Ce que ça change pour l'inflation, et ce que ça ne change pas.

Un indice des prix publié le 12 août mesure les prix du mois de juillet. Le baril, lui, a bougé le 10 août. La flambée d'hier ne peut donc pas se trouver dans le chiffre de demain. Elle se retrouvera dans celui de septembre, si elle dure.

La conséquence est asymétrique et vaut d'être posée : un chiffre de demain rassurant sur l'inflation ne réglera rien du dossier énergie, parce qu'il ne l'a pas encore vu. Et c'est précisément le genre de décalage qui alimente une prime de terme sur les échéances longues.

Marché de prédiction : réouverture du détroit d'Ormuz, relevés des 7 et 11 aoûtÉnergie : clôtures du 10 août, +6,04% sur le fonds pétrolier, +3,92% sur le secteur

7. Métaux : la couverture s'achète depuis cinq séances

ActifClôture 10/08Séance5 séances
Or (GLD)399,39 $+0,23%+7,45%
Argent (SLV)58,69 $+2,08%+11,89%

Onze pour cent sur l'argent en cinq séances, sept et demi sur l'or. Ce ne sont pas des variations de fond de portefeuille, ce sont des mouvements de réallocation. L'argent, plus industriel et plus volatil que l'or, surperforme d'un facteur d'environ 1,6 : c'est la configuration classique quand la demande de couverture s'accompagne d'un scénario de prix qui montent, plutôt que d'un scénario de peur pure.

Mis bout à bout avec le crédit long qui casse et les substituts d'obligations qui perdent, le tableau est cohérent d'un bout à l'autre : sur les cinq dernières séances, tout ce qui protège de l'inflation a été acheté, tout ce qui souffre des taux longs a été vendu, et l'indice n'a rien montré parce que ces deux jambes se compensent en son sein.

Précision d'honnêteté : l'or reste 19,46% sous son plus haut de 52 semaines et l'argent 44,42% sous le sien. Ce sont des rebonds violents à l'intérieur d'un range dégradé, pas des records. Qui aurait acheté ces deux métaux il y a un an serait encore largement perdant.

Or et argent : clôtures du 10 août, variations à cinq séances et distance au plus haut de 52 semaines

8. Hors des États-Unis, vu depuis New York

ZoneClôture 10/08Séance5 séances
Chine grandes capitalisations (FXI)36,40 $+0,65%-0,15%
France (EWQ)47,77 $-0,27%+1,62%
Allemagne (EWG)43,89 $-0,30%+1,18%
Royaume-Uni (EWU)48,47 $-0,35%+0,50%
Europe large (VGK)92,25 $-0,37%+1,46%
Émergents (EEM)65,21 $-0,65%+1,39%
Japon (EWJ)96,17 $-0,75%+3,51%
Australie (EWA)30,05 $-1,20%+2,19%
Corée du Sud (EWY)163,76 $-1,40%+2,20%

Ces chiffres sont ceux de fonds cotés à New York : ils portent la clôture américaine du 10 août, pas celle des places locales. C'est une convention volontaire de ce briefing, elle rend les zones comparables entre elles et avec le reste du tableau, au prix d'un décalage horaire qu'il faut avoir en tête.

La lecture est simple : l'Europe et le Japon montent d'un à trois et demi pour cent sur cinq séances, dans le sillage américain, sans écart notable. Le Japon mène avec 3,51%. Deux exceptions méritent l'œil. La Chine fait du surplace sur la semaine, seule zone négative, et reste 12,80% sous son plus haut annuel après une progression de 8,87% sur vingt séances : le rattrapage s'est arrêté net. La Corée du Sud recule de 1,40% lundi et affiche -11,36% sur vingt séances, à plus de 25% de son plus haut annuel. Sur un marché dominé par les semi-conducteurs, c'est le seul avertissement cyclique visible dans ce tableau.

Neuf zones géographiques : clôtures de New York du 10 août, fenêtres à 5 et 20 séances

9. Crypto : un marché immobile, pas un marché qui vend

ActifClôture 10/08Séance30 séancesSous le plus haut d'un an
Bitcoin63 910 $-1,44%+0,17%-48,77%
Ethereum1 871 $-1,96%+4,65%-61,27%
Solana75,95 $-0,35%-1,14%-69,33%
XRP1,01 $-1,69%-7,84%-69,17%

Il serait tentant de présenter ce tableau comme un signal de sortie du risque et de l'accrocher à la thèse du jour. Ce serait faux, et l'écarter explicitement vaut mieux que de le passer sous silence.

Le bitcoin est à 48,77% sous son plus haut d'un an, ce qui frappe. Mais sur les trente dernières séances il fait +0,17%. Il ne baisse pas, il ne monte pas, il ne fait rien, pendant que l'indice actions gagne 3,16% sur vingt séances et que l'argent prend près de 12% en une semaine. Un actif qui reste immobile quand tout bouge autour de lui n'émet pas de signal, il en est privé.

Une exception à surveiller : XRP, qui cote 1,01 $ et inscrit un plus bas d'un an, avec -7,84% sur trente séances. Là, il y a bien une vente, et elle est spécifique à cet actif.

Quatre cryptomonnaies : clôtures du 10 août, fenêtres à 30 et 365 séances

10. Régime : favorable, et un quart de probabilité de dégradation à cinq séances

MoteurVerdictDétail
Moteur du cribleRISK-ON 0,83Indice à 7 753,11, au-dessus de ses moyennes 50 (7 498), 100 (7 269) et 200 séances (7 055)
Composantesvolatilité 1,00 · dollar 1,00Actions 0,82 · crédit 0,67 · obligations longues 0,53 · liquidité 0,50
Classifieur probabilisterisk-on 54,6%Neutre 45,4%, aucune probabilité sur les deux états dégradés à la date du jour

Les deux moteurs concordent et il n'y a pas de débat à ouvrir : le régime est favorable. Un briefing qui prétendrait le contraire pour appuyer sa thèse tordrait les données.

Deux détails, en revanche, méritent d'être lus de près. Le premier : dans le décompte des composantes, la volatilité et le dollar contribuent au maximum, tandis que le poste obligations longues ressort à 0,53 et la liquidité à 0,50. Le régime est porté par ce qui est calme, pas par ce qui est long. C'est la thèse du jour, vue depuis un autre instrument.

Le second : la matrice de transition à cinq séances donne 47,7% de probabilité de rester favorable, 27,5% de passer neutre, 16,9% de basculer en début de sortie de risque et 8,0% d'entrer en crise. Soit près d'un quart de probabilité de dégradation nette sur un horizon qui contient l'inflation de demain, les prix à la production de jeudi et les ventes de détail de vendredi. Le rendement attendu sur l'indice ressort à +0,286%, le repli attendu à 1,95%.

Moteurs de régime : relevés du 11 août sur données arrêtées au 10 août

11. Agenda de la semaine

DatePublicationHeure ParisPoids
Mercredi 12 aoûtIndice des prix à la consommation, États-Unis14h30Premier rang
Jeudi 13 aoûtIndice des prix à la production, États-Unis14h30Premier rang
Jeudi 13 aoûtInscriptions hebdomadaires au chômage14h30Moyen
Vendredi 14 aoûtVentes de détail, États-Unis14h30Moyen
Vendredi 14 aoûtConfiance des ménages, Michigan (première estimation)16h00Moyen
Mardi 18 aoûtIndice ZEW du sentiment économique, Allemagne11h00Moyen

Deux mesures de prix en deux jours, à moins de cinq semaines de la réunion du 16 septembre. Le calendrier ne laisse pas beaucoup de place à l'interprétation : ce qui sort mercredi et jeudi arbitrera les 39,5% contre 57,5%.

Le calendrier donne la date et l'heure, pas le consensus. Nous ne publions pas de chiffre attendu parce que nous n'en avons pas de source datée ce matin, et une fourchette reconstituée de mémoire vaudrait moins que rien.

Calendrier économique sur sept jours, relevé du 11 août

12. Résultats du jour

SociétéMomentConsensus par actionCapitalisation
Sea Limited (SE)Avant ouverture0,76 $70,3 Md$
Lumentum (LITE)Après clôture2,35 $63,3 Md$
Cardinal Health (CAH)Avant ouverture1,56 $55,5 Md$
Franco-Nevada (FNV)Après clôture1,99 $46,5 Md$
Elbit Systems (ESLT)Hors séance3,32 $39,6 Md$
Alcon (ALC)Après clôture0,44 $35,9 Md$
Super Micro (SMCI)Après clôture0,94 $20,3 Md$
On Holding (ONON)Avant ouverture0,29 $12,9 Md$

Trois dossiers parlent directement au reste du briefing. Franco-Nevada vit des redevances minières : ses commentaires sur les volumes et les prix réalisés donneront un test indépendant du mouvement de l'or et de l'argent des cinq dernières séances. Elbit Systems, industriel de défense israélien, publie au milieu du dossier iranien qui tient le baril. Super Micro reste le baromètre le plus brutal de la demande en infrastructure de calcul, après clôture ce soir.

Les amplitudes implicites par les options ne sont pas exploitables ce matin : elles manquent pour dix des onze publications du jour, faute de cotations d'options en dehors des heures américaines. Nous ne comblons pas la case et nous ne publions pas le seul chiffre disponible, qui viendrait d'une option trop peu échangée pour signifier quoi que ce soit.

Calendrier de résultats à deux jours au-dessus de 10 Md$ de capitalisation, relevé du 11 août

13. Formation — comment deux fonds obligataires vous disent qui a peur de quoi

Le problème.

Quand une obligation baisse, il y a deux causes possibles et elles n'appellent pas du tout la même réaction. Soit le marché doute que l'emprunteur rembourse, c'est un risque de crédit. Soit les taux montent et toutes les obligations existantes valent mécaniquement moins cher, c'est un risque de durée. Un investisseur qui confond les deux prend la mauvaise décision dans la moitié des cas.

La méthode : comparer une jambe risquée et une jambe longue.

Deux fonds obligataires très liquides suffisent. Le premier, HYG, détient des obligations d'entreprises mal notées, à échéance plutôt courte. Il est très sensible au risque de défaut, peu sensible aux taux. Le second, LQD, détient des obligations d'entreprises solides, à échéance plus longue. Il est peu sensible au risque de défaut, très sensible aux taux.

Quatre configurations, quatre diagnostics :

Les deux baissent ensemble. Une inquiétude générale, souvent un début de sortie de risque. À surveiller sérieusement.

Seul le haut rendement baisse. Le marché doute des emprunteurs fragiles. C'est le signal le plus dangereux pour un portefeuille d'actions, parce qu'il précède souvent la baisse des petites capitalisations et des sociétés endettées.

Seul le crédit de qualité baisse. Ce sont les taux longs qui montent, pas la solvabilité qui se dégrade. Les actions les plus touchées sont celles qui se comportent comme des obligations : immobilier coté, services aux collectivités, et plus généralement tout ce qui se valorise sur des flux lointains.

Les deux montent. Détente sur les taux et sur le crédit. Le contexte le plus porteur pour les actions.

L'exercice, sur les chiffres de lundi.

Crédit de qualité : 106,06 $, plus bas de 52 semaines. Haut rendement : 79,45 $, à 2,29% de son plus haut de 52 semaines. Troisième configuration, sans ambiguïté.

Ce que ça donne concrètement pour un particulier : le diagnostic ne dit pas de vendre ses actions, il dit où le prochain choc frappera en premier. Les deux secteurs qui ferment le classement de la semaine, immobilier coté et services aux collectivités, sont exactement ceux que ce diagnostic désigne. Le tableau confirme la méthode, et la méthode se vérifie en trente secondes sur deux cours de clôture.

14. Idées de trading — aucune position ouverte aujourd'hui, et pourquoi

Ce briefing ne publie aucun niveau d'entrée, de stop ou d'objectif ce matin. La règle interne est stricte : les niveaux de trade viennent du scan de la séance, jamais d'un calcul improvisé en cours de rédaction. Le scan du 11 août n'est pas disponible à l'heure de publication de ce briefing. Sans lui, pas de niveaux, et il vaut mieux l'écrire que de fabriquer trois chiffres pour remplir une case.

Ce qui reste, et qui vaut plus qu'un setup à la veille d'un chiffre d'inflation, ce sont trois décisions de dimensionnement.

Ne pas augmenter la taille avant 14h30 demain. Le régime donne près d'un quart de probabilité de dégradation à cinq séances, sur un horizon qui contient la publication. La couverture courte est facturée 12,77 contre 15,46 à un mois : le marché des options ne price pas cette séance comme un événement. Quand la protection est bon marché et le calendrier chargé, on ne se met pas en position d'avoir besoin de vendre dans le mouvement.

Regarder les substituts d'obligations avec méfiance, pas les actions en général. Immobilier coté et services aux collectivités perdent 1,94% et 2,50% sur cinq séances quand l'indice gagne 2,00%. Le diagnostic de la section 13 dit que ce n'est pas un accident de séance et qu'un chiffre d'inflation élevé frapperait là en premier.

Ne pas construire sur un pivot monétaire. Les deux scénarios de baisse des taux en septembre cumulent 2,2% de probabilité. Ce n'est pas une opinion, c'est une cote sur laquelle de l'argent réel est engagé.

Trois niveaux de lecture, tirés des clôtures de lundi, à surveiller sans en faire des ordres : le plus haut de 52 semaines de l'indice à 773,26 $ sur SPY, sa moyenne à vingt séances à 751,35 $, et le plus bas de lundi sur le crédit de qualité à 106,06 $. Le premier dit si le record tombe, le deuxième si la tendance courte se casse, le troisième si la thèse du jour se poursuit.

Niveaux de trade : issus du scan de séance, non disponibles à l'heure de publication

15. Ce qu'il faut surveiller

16. Sources et avertissement

Clôtures quotidiennes bornées au 10 août : indices, onze secteurs, crédit, métaux, énergie, neuf zones géographiques, quatre cryptomonnaies Structure par terme de la volatilité 9J / 30J / 3M / 6M, cotations du 10 août 16h15 Chicago Marchés de prédiction : réunion du 16 septembre et détroit d'Ormuz, relevé du 11 août 13h25 Paris Calendrier économique américain et européen sur sept jours Calendrier de résultats au-dessus de 10 Md$ de capitalisation, 11 et 12 août Notre briefing du 7 août : relevés de référence sur la Fed et sur Ormuz Moteurs de régime : verdicts et composantes du 11 août sur données du 10 août

Méthode.

Toutes les données de prix de ce briefing sont des clôtures du lundi 10 août, bornées explicitement à cette date à la collecte. Le marché américain était fermé à l'heure de rédaction. Les cotes de marché de prédiction et la courbe de volatilité ont été relevées le 11 août à 13h25 Paris. Les variations à cinq, vingt, trente et 252 séances sont calculées sur ces mêmes séries de clôtures, jamais sur des cours de séance.

Trois limites à signaler. D'abord, les zones géographiques de la section 8 sont mesurées par des fonds cotés à New York : elles portent la clôture américaine, pas celle des places locales, et le briefing ne prétend pas couvrir les séances européenne et asiatique du jour. Ensuite, les amplitudes implicites par les options manquent pour dix des onze publications de résultats du jour, faute de cotations disponibles hors des heures américaines : la case reste vide plutôt que remplie par approximation. Enfin, les historiques disponibles ce matin sur les obligations d'État longues et sur les services aux collectivités sont trop courts pour supporter un calcul sur 52 semaines : aucune statistique annuelle n'est publiée sur ces deux instruments, seules leurs variations de séance et à cinq séances le sont.

Aucun chiffre de ce briefing n'a été estimé, arrondi de mémoire ou reconstitué. Les niveaux de trade proviennent du scan de séance et ne sont jamais recalculés à la main, raison pour laquelle la section 14 n'en publie aucun.

Avertissement. Ce document est une analyse d'information à caractère général. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation d'achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les niveaux cités sont des repères de lecture assortis d'un risque de perte en capital pouvant aller jusqu'à la totalité du montant investi. Chaque lecteur doit apprécier l'adéquation de ces informations à sa situation personnelle et, le cas échéant, consulter un conseiller agréé.

Thèse du jour Tableau de bord Crédit Fed Formation Idées